LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

Hommage à Harold Pinter / Au coeur des répétitions: reportage sur deux créations

1h
À retrouver dans l'émission

Bonsoir et bienvenue à tous pour cette dernière émission de l'année 2009. Une émission tournée vers les créations qui ouvriront la saison dès les premiers jours de janvier. Nous allons retrouver deux artistes, tous deux au travail sur les ultimes répétitions de leurs créations. Nicolas Liautard est venu nous voir, accompagné de deux de ses acteurs, Marc Citti et Lazare Herson Macarel pour évoquer sa mise en scène, plus tragique que comique, de l'Avare, de Molière qui va être jouée au théâtre des Quartiers d'Ivry. Et puis, second temps de Comme au théâtre, nous sommes allés à la rencontre de Jean-Michel Rabeux, alors que ce dernier répétait à la MC 93 de Bobigny son dernier spectacle, le Corps furieux. Un théâtre de situation, et quasiment sans texte. Mais avant cela, ouverture ce soir par un hommage à Harold Pinter, qui est donc décédé le 25 décembre à l'âge de 78 ans. Harold Pinter, prix Nobel de littérature 2005, acteur, poète, scénariste, homme de théâtre, fut révélé en France grâce à quelques metteurs en scène dès les années 60. Parmi ceux-ci, Roger Blin, Claude Régy, que nous entendrons dans quelques minutes grâce au téléphone. Auteur d'une trentaine de pièces de théâtre, il a commencé à écrire en 1957. Quelques titres pour mémoire : le Gardien, le Retour, le Monte-Plats, Ashes to Ashes. Et des pièces qui, les années passant, deviennent de plus en plus courtes. Les années 80 marqueront l'apogée de ces pièces en un acte. On parlera à son sujet d'un Théâtre de la Menace. Les acteurs aimaient particulièrement cette plume acide, ironique, minimale et pour le moins foudroyante. De grands noms l'ont servi : Pierre Brasseur, Delphine Seyrig, Jean Rochefort, Sami Frey, André Dussollier, Christine Boisson, Michel Bouquet. Sans doute appréciaient-ils la façon dont l'auteur, en bon sujet britannique de sa Majesté, savait, avec un art consommé de l'allusion et de l'ellipse, imaginer des situations vérolées et potentiellement explosives, et déployer sur les plateaux des relations minées de part en part par le non dit, les névroses et une sourde violence. En France, le théâtre privé s'est régalé de ses textes, ne passant pas à côté de celui que certains comparent à Samuel Beckett. Le théâtre public, par contre, aura davantage ignoré l'auteur, dont il faut dire aussi que la traduction a récemment gagné en modernité avec de nouvelles générations, révélant du coup à de jeunes metteurs en scène tout l'intérêt qu'il y a à se pencher vers Pinter. France Culture au mois d'avril mai 2008 lui avait consacré un cycle de fictions, réunissant pour le coup de nombreux acteurs autour d'un cycle Harold Pinter. C'est Jean-Loup Rivière, notre chroniqueur qui s'était occupé de coordonner la manifestation. C'est donc avec lui que nous ouvrons cette séquence consacrée à Harold Pinter, pour une évocation de son oeuvre. J. Gayot

L'équipe
Production
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......