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Hommage à Klaus Michaël Grüber- Du classique à l'avant-garde

1h
À retrouver dans l'émission

Emission consacrée ce soir à deux extrêmes du théâtre : à ma gauche l'avant-garde représentée par Jacky Ohayon, directeur du Théâtre Garonne à Toulouse et qui fêtera cette année, avec une programmation des plus risquées les 20 ans de sa maison. A ma droite, le très classique et éternellement jeune Paul Claudel, dont Christian Schiaretti perpétue la mémoire grâce aux Rencontres de Brangues organisées chaque été sur la propriété de la Famille Claudel, près de Lyon. Confrontation à suivre dans l'émission. A 21 h 50, nous retrouverons Jean Loup Rivière pour son billet du soir. Suivi de l'appel en province, Renan Benyamina nous attend à lyon. Mais avant cela, une très triste nouvelle. Nous avons appris dans la journée le décès de Klaus Michael Grüber. Agé de 67 ans, Gruber, metteur en scène de théâtre et d'opéra allemand est mort la nuit dernière et sera incinéré mercredi à Lorient. Avec sa disparition, c'est une page du théâtre qui se tourne un peu plus. Celle écrite par Giorgio Strehler, dont Gruber a été l'assistant et avec qui il fonda le Piccolo Teatro de Milan ou encore celle dessinée par Gilles Aillaud, qui fut l'un de ses fidèles décorateurs. Combien d'acteurs et de chanteurs sont ce soir, orphelins ? Jeanne Moreau, Ludmila Mikaël, Jutta Lampe, Bruno Ganzl, Evelyne Didi ou encore André Wilms qui nous fait la gentillesse de venir évoquer sa mémoire en direct à France Culture. Avec nous également, elle fut une spectatrice enthousiaste de ses créations, notre camarade critique, Mathilde la Bardonnie. De Berlin, dont il fut, à la Schaubühne, l'une des figures de proue, à Aix en Provence où l'opéra le réclamait, en passant par le Festival d'Automne, dont Alain Crombecque, directeur, lui avait ouvert sans relâche les portes depuis 1976, Gruber aura été l'un des artistes les plus importants de ces quarante dernières années. Ceux qui ont vu ces spectacles ne les ont pas oubliés et ceux qui n'ont pas eu cette chance en gardent un regret éternel. 1975 : c'est l'époque du Faust Salpêtrière, d'après Goethe, dans le cadre du festival d'automne, spectacle qui le révèle auprès du public français. Mais il y a aussi Les Bacchantes, d'après Euripide, et encore Bérénice, Le récit de la Servante Zerline, avec Jeanne Moreau, Splendid's de Genet, La mort de Danton de Buchner et, à l'opéra, les oeuvres de Rossini, Wagner, Verdi, Berg, Stravisky ou Monteverdi. Fulgurant, poétique, lumineux, le théâtre de Klaus Michael Gruber était le théâtre d'un maitre. Ce soir, nos pensées vont vers Marie Collin, sa compagne, qui le veillait dans leur maison de Belle-Ile en Mer. J. Gayot

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