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Jean Vilar, vu par ses partenaires

1h
À retrouver dans l'émission

Je me souviens de Vilar en Avignon/ photos Agnès Varda
Je me souviens de Vilar en Avignon/ photos Agnès Varda
Je me souviens de Vilar en Avignon/ photos Agnès Varda © Festival d' Avignon **Réalisation Françoise Camar Jean Vilar, acteur, metteur en scène et directeur de lieu : ce nom restera à jamais associé à deux « monuments » de l'histoire du théâtre : le Festival d'Avignon, dont il est le créateur, et le Théâtre National Populaire de Chaillot, qu'il a dirigé de main de maître.** Pour déambuler d'une scène à l'autre, sur les pas de cet homme hors du commun, dans ces années d'après guerre qui verront la décentralisation artistique essaimer un peu partout dans les régions françaises, nous sommes allés questionner les témoins de la première heure, tous présents aux origines de ces grandes aventures fondatrices dont le théâtre, en quête d'une éternel retour aux sources, en mal d'éthique et de principes, ne cesse de se réclamer. Le visage émacié, la casquette sur la tête, et la cigarette fichée au coin de la bouche : cette silhouette fameuse du grand boss du théâtre, immortalisée par l'appareil photo d'Agnès Varda qui le suivait partout sur les pavés d'Avignon, raconte un Jean Vilar les mains dans le cambouis. Un Vilar au travail, un Vilar artisan. Image d'une époque où le théâtre s'appréhendait autrement. Se vivait au rythme de courriers fervents écrits à la main, dans un dialogue d'homme à homme, régi par des convictions et une déontologie, devenus sans doute illusoires au 21ème siècle, avec le temps qui passe, les modes qui changent et, surtout, les menaces qui pèsent sur le spectacle vivant et le contraignent à des stratégies moins frontales. **Vilar nait le 25 mars 1912, il meurt le 28 mai 1971 à Sète, où il est enterré dans ce cimetière marin que Paul Valéry a su si bien célébrer. 59 ans d'une vie vont ici tenter d'entrer dans une heure d'émission.** Nous emprunterons des raccourcis, nous opérerons des coupes. Bien obligé. On ne prétend pas à l'exhaustivité. On espère juste prolonger le mythe, et, que chacune des voix convoquées dans ces Mercredis du théâtre, sera une pierre de plus apportée à l'édifice de la légende. Cela n'empêchera pas les coups de griffes. Car Vilar, pour être exemplaire, n'en était pas moins homme. Et donc faillible. Et donc drôle. Et donc dans le doute. Et donc habité de ses parts d'ombre qui le protègent et font de lui un insaisissable souvenir, une réalité que les mots ne peuvent pas que rendre partiellement. Une chose est sûre néanmoins. L'homme éveille chez ceux qui le racontent une parole vivante, joyeuse et enthousiaste.
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