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La constellation Claude Régy

1h
À retrouver dans l'émission

Emission spéciale ce soir. Comme au théâtre est intégralement consacré à Claude Régy, que nous recevons jusqu'à 22 h pour parler avec lui de Homme sans but , texte d'un auteur norvégien né en 1968, Arne Lygre. Une émission également nourrie par les témoignages enregistrés de trois des acteurs de ce spectacle proposé jusqu'au 10 novembre aux Ateliers Berthier de l'Odéon : Jean-Quentin Chatelain, Redjep Mitrovisa et Bulle Ogier. Ce spectacle de Claude Régy, ce n'est pas un spectacle. C'est une méditation partagée au cours de laquelle chacun peut aller silencieusement et à son gré poser ses pensées et déposer son âme là où il le désire. La règle du jeu est simple, au fond toujours la même en ce qui concerne Claude Régy. Un plateau, des acteurs et un texte proposé à l'écoute et la vue comme autant de matériaux concrets pour nourrir l'inconscient et le faire travailler. Le reste est affaire de conversion personnelle. Le plateau, cette fois encore, comme pour les psaumes de David, Comme un chant de David , titre de la précédente création de Régy, ce plateau, donc, est nu, dépouillé, encadré, baigné ou souligné par des traits de lumière impalpable. C'est un plateau surélevé très haut dans l'espace des Ateliers Berthier et qui semble flotter miraculeusement dans les airs. Les acteurs six en tout (Axel Bogousslavsky, Jean Quentin Chatelain, Marion Coulon Bénédicte le Lamer, Redjep Mitrovistsa et Bulle Ogier) jouent comme il se doit chez Régy : pas ou peu d'intonation, pas ou peu d'intentionalité, une diction vidée du sens ordinaire et qui du coup les contient tous, les sens..., une énonciation lente qui laisse sa pleine place aux silences (silences au pluriel). Enfin il y a le texte. Une pièce carrément diabolique de l'auteur norvégien Arne Lygre, traduite par Terje Sinding. Texte très étrange dont on pressent que d'autres que Régy auraient pu le traiter comme un huis clos psychologique amoureux, d'autres encore comme un polar enfantin mais pervers et d'autres, encore, sans doute comme une métaphore de l'artiste créateur. Nous verrons cela. J. Gayot

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