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Les Etats-Unis sous les remparts d'Avignon

1h
À retrouver dans l'émission

« Plus que jamais, je mesure combien les pièces communiquent entre elles, et comme chaque mise en scène n'est que la variation d'une invisible construction, d'une histoire faite de hasards, de choix et de liens assemblés ». C'est à l'aune de ces mots écrits par Eric Vigner que nous ouvrons l'émission d'aujourd'hui. Une émission placée ce soir sous le triple signe de l'actualité, de la connivence et des Etats-Unis, avec la présence parmi nous de Arthur Nauzyciel et de Eric Vigner et les témoignages recueillis à Atlanta, et Boston de nombreux protagonistes américains : Dale Hamilton, directeur à Atlanta, du 7 Stages Theater, Gidéon Lester, directeur artistique de l'American Repertory Theater à Harvard, et de Philip Burling, homme d'affaire américain donateur et mécène, ainsi que, pour conclure, les propos de Thomas Derrah, acteur. Ce soir dans Comme au théâtre nous allons donc opérer un long flash back qui va tracer la route à la manière d'un road movie entre les USA et Avignon où nous finirons le trajet pour une plongée dans la mise en scène à venir de Ordet , mise en scène signée Nauzyciel et dont la scénographie a été réalisée par Vigner. On pourrait jongler ainsi tout au long de l'émission entre ces deux noms : Nauzyciel Vigner, Vigner Nauzyciel. Se référer sans cesse à la phrase d'ouverture de Vigner. Rappeler les liens, les correspondances, les lignes parallèles. Redire que l'histoire entre eux date d'il y a longtemps. Des premières années de Lorient où l'un, Nauzyciel, était acteur sous la direction de l'autre, Vigner, puis que l'autre, Vigner fut le producteur des spectacles de l'un, Nauzyciel. Puis que les deux, à quelques années d'intervalles, partirent aux USA pour y monter Koltès en américain. Black Battles with dogs, c'était Nauzyciel In the solitude of cotton fields, ce fut Vigner. Entre temps, il y a un Centre à Lorient qui grandit et devient CDN. Un acteur, Nauzyciel qui devient metteur en scène et désormais lui aussi directeur du CDN d'Orléans.. Deux amis qui continuent, fait rare dans le théâtre français, à « fonctionner » ensemble même éloignés l'un de l'autre. Et Vigner de faire des incursions « amicalo-professionnelles » dans l'univers de Nauzyciel, via la réalisation de certaines scénographies de ses spectacles. Et Nauzyciel d'emprunter à Vigner son graphiste depuis des années pour sigler sa venue à Orléans. Echange de bons procédés qui les honorent et ne les amalgament pas. Car chacun suit sa route artistique et ce chemin là, dès lors qu'il faut s'y engager et l'inventer, ils sont aussi seuls qu'aux premiers jours. Sur l'Amérique, Arthur a un voyage d'avance. Après Atlanta et Combats de nègre et de Chiens, il revient à Boston mettre en scène Jules César. De Shakespeare. Jules César qui mène, à l'entendre, tout droit à Ordet, qu'il s'apprête à créer au Festival, dans quelques jours. Comme la Solitude dans les champs de coton ouvre à écouter Vigner sur Othello, qu'il travaille et présentera à l'Odéon, à la rentrée 2008. Etrange, non, ces coïncidences, ces croisements-divagations, ces incessantes retrouvailles à distance. Arthur Nauzyciel- Eric Vigner sont nos invités de Comme au théâtre. Attrapés l'un et l'autre au vol dans un entre-deux dont on espère qu'il sera volubile... A 21 h 50, nous retrouverons, notre camarade Jean-Loup Rivière pour son billet du soir. Suivi de l'agenda des spectacles à venir et du coup de téléphone à l'étranger, puisque ce soir, nous irons retrouver Jérome Provençal, à Berlin. J. Gayot

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