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Comment transmettre l'amour de la cuisine aux enfants ?

Cuisiner, l’enfance de l’art

3 min
À retrouver dans l'émission

Où comment le bien manger et le bien nourrir passe par la transmission.

Comment transmettre l'amour de la cuisine aux enfants ?
Comment transmettre l'amour de la cuisine aux enfants ? Crédits : Etienne Jeanneret - Getty

Aujourd’hui, je vous parle de cuisiner avec les enfants. Et plus largement d’une question qui me tarabuste depuis longtemps. Qu’est-ce que la transmission quand on veut faire découvrir un goût, un aliment à un môme, lui proposer de se mettre en cuisine avec nous pour apprendre à fricasser le simple bien manger ? J’ai longtemps pensé que la transmission se faisait à sens unique entre les anciens et les modernes, la génération descendante et la génération montante. Et puis, un jour, je me suis interrogé sur ma propre histoire.

Evidemment, si un jour, ma daronne ne m’avait pas mis le pied à l’étrier en m’apprenant à peler une patate, je ne serais peut-être pas là à vous causer mitonnages chaque semaine. Mais j’ai pris conscience par la suite que la transmission avait fonctionné parce que la gamelle familiale était appétissante (à l’exception de la sauce béchamel mais ça c’est une autre histoire). J’ai appris la cuisine en observant comment faire bon. Sans contrainte, ni ordre mais en toute liberté. On m’a ainsi laissé faire au risque de cramer le steak et de massacrer la tomate. Vous savez en cuisine, la sanction est immédiate quand c’est dégueu mais les papilles familiales pardonnent beaucoup.

Mais comment cuisiner avec ses enfants quand soi-même, on sait à peine faire cuire une œuf ?Méfiez-vous, l’œuf au plat, c’est déjà tout un art. Mais vous pouvez aussi vous en remettre  à Sonia Ezgulian et à Nadia Sammut qui viennent de publier deux délicieux livres dans la collection « Ma p’tite cuisine », c’est éditions Ah ! comme Agathe Hennig qui signe les délicates illustrations de ses deux bouquins culinaires pour la jeunesse.

On ne pouvait rêver mieux que Sonia Ezgulian et Nadia Sammut pour apprendre aux enfants à fricasser sans gaspiller et sans additifs, ni allergènes. Ces deux femmes savent mieux que personne à quel point la transmission est essentielle pour apprendre à bien nourrir à les autres. Sonia Ezgulian dit : « Ma grand-mère arménienne était maraîchère et les saisons rythmaient notre vie. Mon autre grand-mère, auvergnate, était fermière. Toutes les deux m’ont appris à être respectueuse de la nature. Leurs cuisines ménagères simples et économes sont mes sources d’inspiration pour imaginer mes recettes astucieuses et antigaspi. » Je suis très tenté par exemple par sa recette de tartelettes de couscous et petites sardines au citron intitulée « sardines sur un nuage ».

Nadia Sammut, elle, habite Lourmarin, un petit village du Lubéron où elle est née. Après sa grand-mère et sa mère, elle est la troisième génération d’une famille de cheffes de cuisine. Elle dit : « J’ai beaucoup appris des gestes et des tours de main et c’est tout cela qu’elles m’ont transmis : l’amour de cuisiner pour les autres. »J’en pince pour sa recette de « sablé fleuri » aux fleurs de souci, bourrache, capucine et fenouil qui vous donnera l’occasion d’une jolie balade culinaire et champêtre cet été.Je vous conseille vivement d’emporter ces deux petits bouquins illustrés en vacances pour cuisiner en tribu.

Etant donné mon obsession à tenter de convaincre mon ado que le poisson c’est bon, je vous ai posté ici la recette de « poisson pané, chapelure de pain rassis et zestes d’orange » de Sonia Ezgulian qu’elle a baptisée « Orange aquatique ».

La recette du « poisson pané, chapelure de pain rassis et zestes d’orange »

Pour quatre personnes, il vous faut : 

  • quatre petits pavés de flétan sans peau ni arête ; 
  • 300 g de pain rassis ; 
  • le zeste d’un orange bio ; 
  • un œuf ; 
  • 2 cuillères à soupe de farine.

Sonia Ezgulian explique : 

«1.  Mixe le pain rassis avec les zestes d’orange pour obtenir une chapelure fine et parfumée. 

2. Assaisonne les filets de poisson avec un peu de sel. 

3. Avec une fourchette, bats l’œuf avec une cuillère à soupe d’eau et verse-le dans une assiette creuse. 

4. Mets la farine dans une deuxième assiette creuse et la chapelure dans une troisième. 

4. Trempe chaque pavé de poisson dans la farine puis dans l’œuf battu et enfin dans la chapelure. 5. Tapote bien pour que la chapelure enrobe bien le poisson. 

5. Réservez ta préparation au frais pendant quelques heures. 

6. Dans une poêle avec un peu d’huile d’olive, fais cuire les poissons panés deux minutes à feu doux de chaque côté.

7. Tu peux parfumer la chapelure avec du basilic (une douzaine de feuilles pour 300 g de pain rassis) et tu obtiendras un poisson pané tout vert. »

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