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De la psychanalyse au cinéma (rediffusion du 13/09/2013)

48 min
À retrouver dans l'émission

Par Adèle Van Reeth

Réalisation : Olivier Guérin

Chronique: Eric Aeschimann

En partenariat avec le nouvel Observateur

nouvel observateur
nouvel observateur Crédits : Radio France

Bienvenue sur le vendredi des chemins, où chaque semaine, nous donnons la parole à ceux qui réconcilient philosophie et actualité sous toute ses formes. Tables rondes autour des nouvelles parutions, analyses d'enjeux politiques, masterclass avec un philosophe au parcours singulier, et réflexion philosophique à partir d'un film ou d'un roman contemporains. Une émission en partenariat avec le Nouvel Observateur qui se terminera par la chronique livres d’Eric Aeschimann.

Arnaud Desplechin, Adèle Van Reeth et Elisabeth Roudinesco
Arnaud Desplechin, Adèle Van Reeth et Elisabeth Roudinesco Crédits : MC - Radio France

Cette semaine, déplaçons la philosophie hors des essais et des livres, et essayons de penser non pas sur, mais avec un film : Jimmy P, d’Arnaud Despleschin, sorti en salles mercredi 11 septembre.

C’est Nora, dans Rois et Reine qui la peau du ventre brûlée à l’endroit où elle a caché la lettre écrite par son père pour lui confesser la haine qu’il lui porte.

C’est Henri Vuillard qui s’effondre, la tête la première, du haut des 10 centimètres du trottoir.

Ce sont les traces laissées sur les corps qui expriment la douleur, l’inavouable, la rage d’un père jaloux de sa fille, l’aveu du « je ne t’ai jamais aimé » entre une mère et son fils.

Ces marques, ces phrases sont autant d’indices que le spectateur des films d’Arnaud Despleschin doit récolter et déchiffrer afin d’ajouter au plaisir jubilatoire d’assister à ces fresques de déchirements familial, celui de mener une enquête dont il sait d’avance qu’elle n’aboutira pas.

Ca c’était avant. Avant que cette façon qu’a l’esprit d’investir le corps ne devienne le sujet du dernier film d’Arnaud Despleschin, Jimmy P., où pour la première fois, la folie devient l’objet du film, la folie, mais surtout, la guérison.

Comment filmer une analyse ? Quelles images choisir pour faire advenir ce travail, ce combat inconscient mais bien réel que seule la parole peut apaiser ? Et d’ailleurs, comment la sens et la signification arrivent-t-il à l’image ? Jimmy P, c’est l’essence même du cinéma qui est mise à l’épreuve de la cure psychanalytique

Références musicales:

  • Scarlatti , Sonate en si mineur (BOF Un conte de Noël)

  • Rameau , extrait de Platée

  • Edith Piaf, Les Blouses blanches

  • NTM , That's my people

Extraits:

  • Jimmy P, film d'Arnaud Desplechin

  • Pas de printemps pour Marnie d'Alfred Hitchcock (1964)

Jimmy P
Jimmy P
Pas de printemps pour Marnie
Pas de printemps pour Marnie Crédits : Radio France
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