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Quentin Tarantino lors du 45ème festival de Cannes
Épisode 4 :

Le Musée imaginaire de Quentin Tarantino

54 min
À retrouver dans l'émission

Quel est le rapport entre le "Musée imaginaire" de Malraux et les films de Tarantino ? Pourquoi est-il absurde d'accuser Tarantino de plagiat ? En quoi Kill Bill, malgré la vengeance que le film raconte, reste d'abord une histoire d'amour ? Réponses avec Philippe Ortoli.

Conçu à l'origine comme un seul film, il a été séparé en deux parties en raison de sa longueur (environ 4 heures pour les deux volets réunis)
Conçu à l'origine comme un seul film, il a été séparé en deux parties en raison de sa longueur (environ 4 heures pour les deux volets réunis) Crédits : Copyright TFM Distribution

Cinéaste, scénariste, producteur, acteur, Quentin Tarantino est surtout un cinéphile infatigable qui, de Reservoir Dogs (1992) à Inglourious Basterds (2009), en passant par Pulp Fiction (1994) ou Kill Bill (2003), a fondé une oeuvre en plein devenir sur l'idée que le cinéma pouvait créer sa propre mythologie et que le travail d'un réalisateur contemporain était de la nourrir. Loin de se limiter à l'art du collage, ses productions proposent un voyage dans la mémoire de ces spectateurs passionnés que sont, avant toute chose, les auteurs de films. Elles présentent un véritable musée imaginaire qui, à la différence de celui de Malraux, est peuplé d'images en mouvement qui se déploient sur des grands et des petits écrans.

Tarantino travaille sur des fragments d'oeuvre, des extraits, des plans, des séquence voire même des objets ou des comédiens. Il les réinstalle, les confronte avec d'autres et en les mélangeant, il arrive à de nouvelles créations. C'est ici que le parallèle avec Malraux peut être fait : ce n'est pas une reproduction, mais une reformulation d'oeuvres antérieures qui n'est jamais une reproduction ou une copie. Philippe Ortoli

Philippe Ortoli, docteur en lettres en arts, propose une promenade dans les galeries de ce lieu magique : s'il cherche à identifier les sources qui l'alimentent comme les pellicules mouvantes qui s'y exposent, il désire surtout, à travers leur exploration, réfléchir sur la possibilité de penser l'art cinématographique qu'elles expriment.

Intervenants
  • maître de conférences en études cinématographiques à l’Université de Corse
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