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 Charlie Chaplin dans "The great dictator"
Épisode 4 :

Du corps à la parole

54 min
À retrouver dans l'émission

Comme si la vocation universelle du rire n'avait pas de langue, Chaplin refusa longtemps de passer au film parlant. Mais que faire lorsque la voix du corps ne porte plus assez ? Aujourd'hui, Stéphane Goudet nous raconte le passage du corps désarticulé au langage articulé.

The Gold rush, Charlie Chaplin
The Gold rush, Charlie Chaplin Crédits : REX FEATURES - Sipa

Quatrième volet d'une série de quatre émissions consacrées à Charlie Chaplin : aujourd'hui Adèle Van Reeth nous propose d'évoquer le passage de Charlie Chaplin du film muet et film parlant après une longue résistance. Elle s'entretient avec Stéphane Goudet, critique de cinéma, maître de conférences en cinéma à l'université de Paris I et directeur artistique du cinéma Le Méliès à Montreuil.

Chaplin, comme acte de force, dit : "Je jeux bien faire du sonore mais je refuse la parole. La parole est hors sujet, elle va nous détourner pour plein de raisons." La première, est que son art se veut universel et à partir du moment où il y a des mots, du langage articulé, se pose la question de comment les Japonais, les Chinois, les Français... vont pouvoir accéder au sens de mon film puisqu'on va lui enlever ce caractère universel de l'expression corporelle. Il y a d'autres suspicions liées à la parole qu'il partage avec de grands cinéastes internationaux, c'est que la parole risque de nous entraîner soit vers du théâtre filmé, or il refuse cette adéquation entre le cinéma et le théâtre et ensuite vers un réalisme trop grand. On va en savoir trop sur les personnages, on va briser cette nécessaire distance. Il s'agit aussi de maintenir un espace d'imaginaire lié précisément à cette beauté du silence. Stéphane Goudet

TEXTE :

  • Charlie Chaplin, Contre les « tawlkies », 1929, cité dans Marcel Martin, Charlie Chaplin, (1966) Editions Seghers

EXTRAITS :

  • Le Dictateur, 1940
  • Les Lumières de la ville, 1931
  • Jos Houben, documentaire de Simon Backès « Chaplin/Keaton, le clochard milliardaire et le funambule déchu », France 5, 04/02/2015
  • La ruée vers l’or, 1925

INSTRUS :

  • Charles Chaplin, The Burglars, (in Les lumières de la ville, 1931)
  • Charles Chaplin, A nonsense song, (in Les Temps modernes, 1936) « Titine »
  • Charles Chaplin, Beautiful Wonderful eyes, (in Les Lumières de la ville, 1931) 

La chronique « 2 minutes papillon » de Géraldine Mosna-Savoye

A propos du livre Entrevoir et vouloir : Vladimir Jankélévitch de Lucien Jerphagnon

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2 min
La chronique 2 minutes papillon : Jeudi 18 février 2016

édition dirigée par François Félix, revue et augmentée par l'auteur préface de François Félix paru aux éditions Encre marine

Chroniques

10H51
2 min

Deux minutes papillon

La chronique 2 minutes papillon : Jeudi 18 février 2016
Intervenants
  • Critique et historien de cinéma, maître de conférences en cinéma à l’université de Paris I et directeur artistique du cinéma Le Méliès à Montreuil
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