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Outre les fonctionnaires, les professions libérales aussi craignent la perte de leur régime spécial. Les avocats manifestaient le 16 septembre à Paris.

"Grand débat" sur les retraites : deux réformes plutôt qu'une ?

5 min
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Le président Macron sera ce soir à Rodez pour un « grand débat », afin de désamorcer les oppositions concernant la réforme du système de retraites. Prévu pour 2025, le projet inquiète fonctionnaires et syndicats. Mais avant, une première réforme doit remettre les comptes à l'équilibre avant 2025.

Outre les fonctionnaires, les professions libérales aussi craignent la perte de leur régime spécial. Les avocats manifestaient le 16 septembre à Paris.
Outre les fonctionnaires, les professions libérales aussi craignent la perte de leur régime spécial. Les avocats manifestaient le 16 septembre à Paris. Crédits : Philippe Lopez - AFP

Ce sont en fait deux réformes des retraites plutôt qu'une que souhaite faire le gouvernement. La plus médiatisée est la réforme systémique prévue pour 2025 se veut universelle puisqu’il s’agit de fusionner les 42 régimes existant en un régime unique. Présentée comme équitable, elle reste très controversée puisque sans hausse des cotisations, elle risque d'entraîner mécaniquement une baisse des pensions. 

L'unification des régimes est également délicate. Les fonctionnaires et les professions libérales ont manifesté contre la perte de leurs régimes spéciaux et au moins un syndicat. Enfin la CGT s’oppose à l’une des principales mesures : le passage d’un calcul par points au lieu de trimestres cotisés (équivalent à 42 ans). 

Une première réforme "paramétrique" pour rééquilibrer les comptes avant 2025

Avant cela une autre réforme doit intervenir pour ramener les comptes à l'équilibre d'ici 2025. Cette réforme à l'intérieur du régime actuel entraînera forcément des mesures d'économie puisque la publication la semaine dernière des comptes de la sécurité sociale montre que parmi les 4 branches (les autres sont les branches maladie, famille et accident du travail), l’assurance retraite a le plus lourd déficit  : il est estimé à 6,6 milliards d'euros d’ici 2023 selon un document consulté par Les Echos. 

Le gouvernement a commandé au Conseil d’Orientation des Retraites un nouveau rapport pour évaluer les conditions dans lesquelles ce serait possible. Les pensions pourraient en pâtir : Emmanuel Macron a cependant annoncé une revalorisation des pensions de moins de 2000 € et un minimum de retraite à taux plein à 1000 € à partir de 2020. 

Quelle marge de négociation ?

Face aux inquiétudes, le gouvernement a voulu donner quelques garanties. Dimanche dernier, Edouard Philippe a validé les propositions de F. Bayrou concernant une autorité indépendante pour contrôler la valeur du point, la conservation des bénéfices acquis et l’assurance que les caisses des professions libérales ne serviraient pas à rééquilibrer les comptes. 

Une chose semble à peu près sûre, quels que soient les économistes : le montant global des pensions dans le nouveau système diminuera, à hauteur de 10 %, 15 %, voire 25 % selon les calculs. Beaucoup de paramètres manquent pour obtenir une évaluation plus claire, notamment les "amortisseurs" sociaux qui sont encore à négocier. 

Nike : l’équipementier sportif américain au cœur d’un scandale de dopage

L’USADA, l’agence anti-dopage américaine reproche au patron de Nike d’avoir été informé, voire d’avoir participé à des recherches sur des éléments dopants, acides aminés ou testostérone via une structure qu'elle avait mis en place pour entraîner des athlètes de haut niveau, le Nike Oregon Project. La suspension lundi d'un célèbre entraîneur qui y travaillait, Alberto Salazar, s'est accompagnée de la révélation d'une correspondance avec le PDG de Nike, Mark Parker, qui suggère une certaine conscience des faits de la part du dirigeant.

Le risque pour l'image du fabricant est important. Avec ses athlètes, Alberto Salazar a fait gagner 6 médailles olympiques associées à la marque. Certains des sportifs sponsorisés par Nike, comme Lance Armstrong, avaient déjà été impliqués dans des scandales de dopage sans qu'elle s'en dissocie. 

Le PDG de  Nike a qualifié les affirmations de l’USADA de « hautement trompeuses » mais pour l’agence la marque doit « réagir. Ils n'ont plus le droit de trouver d'excuses, ils doivent admettre que des expériences ont été réalisées sur des athlètes en leur nom et dans leur centre d'entraînement, et que c'était simplement mal ». L’action Nike avait baissé de 1,75 % mardi alors que cette année les résultats sont au beau fixe.

Intervenants
  • Maître de conférences en économie à l’Université Paris 1 et chercheur associé à Sciences Po au laboratoire interdisciplinaire d’évaluation des politiques publiques (LIEPP).
L'équipe
Production
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