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Roberto Gualtieri, Ministre de l'Economie et des Finances italien, 5 septembre 2019

Italie : nouveau gouvernement et nouveau programme économique

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Avec la nomination de Roberto Gualtieri à la tête du Ministère de l'Economie et des Finances, le gouvernement Conte II se fixe deux objectifs : relancer une croissance quasi nulle sur les premiers trimestres et maintenir le dialogue sur les règles budgétaires avec la Commission Européenne.

Roberto Gualtieri, Ministre de l'Economie et des Finances italien, 5 septembre 2019
Roberto Gualtieri, Ministre de l'Economie et des Finances italien, 5 septembre 2019 Crédits : Filippo MONTEFORTE / AFP - AFP

La première mission de Roberto Gualtieri sera de soutenir le prochain budget italien face aux partenaires européens. De ce point de vue, Rome fait le choix du consensus : député européen du Parti Démocrate et Président de laCommission des Affaires Economiques du Parlement Européen depuis 2014, Gualtieri devrait éviter les crispations de l’année dernière avec la Commission Européenne.

Sa nomination a d'ailleurs été bien reçue dans les instances européennes : la future présidente de la BCE Christine Lagarde a salué « un bien pour l’Italie et pour l’Europe ».

Deuxième objectif : retrouver la croissance du PIB qui ne devrait atteindre que 0,1 % cette année. Le chômage atteint désormais presque 10 % et la pauvreté augmente depuis 2016, 5 millions d'italiens sont sous le seuil de grande pauvreté (environ 800 ou 500 euros par mois selon que l'on est dans le Nord ou le Sud du pays). 

Pour relancer l'économie, le gouvernement Conte II annonce une « politique économique expansive » avec des réductions de charges pour les employeurs, un programme d'infrastructures, ou un plan « Industrie 4.0 ».

Le budget pourra-t-il supporter cette relance ? C’est l’interrogation de Francesco Saraceno, Directeur adjoint du Département des Etudes à l’OFCE et professeur à Sciences Po.

Jusqu'ici, l'Italie et la Commission Européenne se sont entendues sur un déficit budgétaire de 2,04 % pour 2019. Certaines mesures vont encore peser lourdement sur le nouveau budget italien. Parmi elle, la non augmentation de la TVA en janvier prochain, qui devrait coûter 23 milliards d'euros, souhaitée par l'ancien Premier Ministre et chef de la Ligue Matteo Salvini. L'incertitude subsiste aussi quant à la "Flat Tax" (avec un impôt sur le revenu à 15 % pour les ménages aux revenus inférieurs à 50 000 euros par an), chiffrée elle à une perte de revenus pour l'Etat de 60 milliards d'euros. 

Le budget sera présenté le 20 septembre.

L’Allemagne poursuit sa descente vers la récession

Les derniers chiffres de la production industrielle révèlent une diminution de 2,7 % en juillet : symptôme des exportations qui ralentissent ; et nouveau coup dur pour la croissance allemande, puisque le secteur industriel équivaut à 1/5 du PIB. 

Le Ministère de l'Economie évoque lui-même les « perspectives moroses du secteur manufacturier » à cause du ralentissement chinois et du Brexit. 

Baisse des commandes, hausse du chômage : après 2 trimestres de contraction de 0,1 % de son PIB, l’Allemagne fait un petit pas de plus vers la récession

Pour la première fois depuis 5 ans, la Jordanie reçoit de nouveau du pétrole irakien

La première livraison des 10 000 barils par jours a lieu aujourd'hui, acheminés par des files de dizaines de camion : c'est la concrétisation d’un accord conclu en février entre Amman et Bagdad. Ce pétrole est un soulagement pour l’économie jordanienne qui, à la différence ses grands voisins, n’a pas de ressources naturelles. 98 % de son pétrole est importé, 7 % du provient d’Irak. 

Ce premier passage est également un signe de normalisation alors que la frontière avait été conquise par l’EI en 2014. L’accord prévoit aussi un projet d’oléoduc avec Bassora et de vente d’électricité jordanienne à Bagdad. 

En France, le logement toujours plus cher et 10 000 € le m² habitable à Paris : ce seuil symbolique a été franchi en août

Les statistiques des notaires sont aujourd'hui confirmées par l’INSEE : parmi les raisons de la flambée dans la capitale – outre la demande – la baisse du parc de logements privés, un accès au prêts plus facile avec des taux au plus bas à 1,17 % en août et des délais de remboursement plus longs.

Ce seuil symbolique des 10 000 € le m² vient couronner l’explosion des prix à Paris : 60 % d’augmentation en 10 ans, avec au moins deux conséquences : individuellement dans ces conditions, le salaire médian permet d’acheter une vingtaine de m² environ ; au plan collectif, le porte-parole de la Chambre des notaires constate : "Les couches CSP représentent 85% des habitants. C'est énorme. Paris se vide de ses familles, des écoles ferment." 

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