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La France n'est pas le seul pays européen touché par la sécheresse et les invasions de scolytes qui tuent les résineux. Ici en septembre dans le Brandenburg au Nord-Est de l'Allemagne.

Forêts françaises : de la catastrophe écologique à la crise économique ?

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Avec 100 000 hectares de forêts touchés par la sécheresse ou les insectes voraces, les exploitants français s’inquiètent de la baisse des cours du bois de construction. Ils en appellent à l’Etat pour organiser un "Grenelle des forêts". La filière du bois française est-elle en danger ?

La France n'est pas le seul pays européen touché par la sécheresse et les invasions de scolytes qui tuent les résineux. Ici en septembre dans le Brandenburg au Nord-Est de l'Allemagne.
La France n'est pas le seul pays européen touché par la sécheresse et les invasions de scolytes qui tuent les résineux. Ici en septembre dans le Brandenburg au Nord-Est de l'Allemagne. Crédits : John MACDOUGALL - AFP

L’inquiétude est sérieuse pour les exploitants. La Fédération des Syndicats Forestiers privés qui note déjà une baisse des cours de 30 % sur le sapin et l’épicéa prévoit qu'elle atteindra plus de 50 % dans les prochains mois. C’est même plus d’après la Fédération Nationale du Bois : le prix des résineux – la majorité des arbres utilisés pour la construction -  est passé de 60 € à 15 € le mètre cube ; pour le hêtre qui s’exporte beaucoup, la perte est de 15 euros à 20 € par mètre cube. 

En cause : des stocks trop importants dus à la sécheresse persistante et l'invasion d’une espèce d’insectes xylophages, les scolytes qui finissent par tuer les résineux en coupant leur canaux à sève. Non seulement la qualité du bois s’est dégradée mais les stocks ont aussi grimpé à cause des coupes précoces pour sauvegarder le cœur du tronc. L’Est de la France est particulièrement touché : 100 000 ha de forêts seraient concernés et la situation pourrait perdurer plusieurs années.

La filière pourrait en pâtir rapidement. Les bénéfices des exploitants s’effondrent et les propriétaires de forêts n’ont plus de quoi investir. La FNB évoque un impact comparable à celui de la tempête de 1999. L'aide de 16 millions d’euros pour la commercialisation du bois déjà coupé annoncée par le Ministère de l'Agriculture hier n'a pas satisfait les professionnels qui demandent un « Grenelle des forêts » afin de pouvoir reconstituer les pousses et les stocks. 

C’est ce qu’a demandé la FNB, à l’image de ce qui s’est fait en Europe centrale cet été. L’Allemagne et la République Tchèque également touchées par les mêmes problèmes ont avancées chacune plus de 500 et 300 millions d’euros pour éviter un trou dans les stocks.  

Selon les estimations de la FNB, le reboisement coûterait en France 300 à 400 millions d'euros, à raison de 3000 euros l'hectare. Ce serait même plutôt 500 millions d'euros estime l'expert Aurélien Barthélémy – en tenant compte des coûts de clôture. Si rien n'est fait, les besoins pourraient-être beaucoup plus élevés dans quelques mois. 

14,02 milliards de dollars : l'objectif du Fonds mondial de lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose est atteint

En début d'après-midi, il manquait encore 300 millions de dollars pour compléter le budget pour les 3 prochaines années des programmes de prévention et de soin du Fonds mondial de lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose. Cette structure a été mise en place en 2002 pour tenter d’éradiquer ces 3 maladies qui sont responsables de la mort de 3 millions de personnes chaque année.  

Il a fallu cette année trouver presque 2 milliards de dollars de plus qu'en 2016. Ce matin le Royaume-Uni, l’Irlande, la Suisse ou la France qui donne 1,5 milliard d’euros avaient annoncé leur contribution. Fort de son statut de deuxième contributeur du fonds après les Etats-Unis, le chef de l'Etat français pressait il y a quelques heures les dirigeants japonais, australien et des monarchies du Golfe d'augmenter eux aussi leur contribution : « Je ne laisserai personne sortir de cette pièce ou quitter Lyon tant que les 14 milliards n'auront pas été obtenus ».

Sanctions économiques américaines contre la Turquie après l’attaque contre les Kurdes de Syrie ? 

Un gel des avoirs de dirigeants turcs, y compris ceux du président Erdogan, des sanctions contre le secteur énergétique ou contre les fournisseurs de l’armée turque : ce sont quelques unes des mesures prévues par les deux sénateurs Lindsey Graham (Républicain) et Chris Van Hollen (Démocrate) dans cette proposition qu’ils espèrent faire voter prochainement, après le déclenchement de l'opération militaire contre les Kurdes des YPG en Syrie. 

Donald Trump qui avait promis lundi « l’anéantissement économique » si la Turquie attaquait ne commente pas directement mais il vient de publier un tweet dans lequel il déclare : "Il faudra frapper la Turquie très durement au portefeuille, et il faudra des sanctions s'ils outrepassent les bornes!"

En 2018, de précédentes sanctions (des droits de douanes) avaient fait plonger la livre turque.

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