LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
Les dirigeants des 5 pays des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), hier à Brasilia

BRICS : les champions des émergents en quête d'un second souffle

4 min
À retrouver dans l'émission

Pour leur onzième sommet à Brasilia, les BRICS font front commun contre le protectionnisme. Avec une croissance plus faible, le groupe des 5 pays émergents les plus prometteurs est en perte de crédit auprès des investisseurs malgré son poids économique. Quelles sont ses ambitions ?

Les dirigeants des 5 pays des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), hier à Brasilia
Les dirigeants des 5 pays des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), hier à Brasilia Crédits : Sergio Lima - AFP

Ce onzième sommet est d'abord celui de l’affichage d'un front commun face aux tensions commerciales. Les dirigeants des 5 pays - Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud critiquent explicitement « le protectionnisme et les intimidations à contre courant », comme déclarait hier Xi Jinping.

Cette affichage d'unité est déjà une réussite pour la cohérence interne des BRICS, alors que le président brésilien nouvellement élu déclarait il y a quelques mois encore : « La Chine n’achète pas au Brésil, la Chine achète le Brésil ». 

Cependant les BRICS comme bloc change peu à peu de sens. Le groupe autrefois nommé ainsi par un analyste de Goldman Sachs en 2001 pour désigner des pays à forte croissance et fort rendement pour les investisseurs fait face au ralentissement mondial, et les difficultés particulières de la Russie, le Brésil et l'Afrique du Sud en font un groupe plus hétérogène qu'auparavant. Le dédain des investisseurs s'est fait sentir : Goldman Sachs a mis un terme à son fond BRICS en 2015, Standards and Poor's se demandait récemment si les BRICS avaient encore un sens. 

Certes, il ne s'agit plus d'un ensemble dans lequel on investit "les yeux fermés", reconnaît l’économiste Laurence Daziano, maître de Conférence à Sciences Po, mais le avec 40 % de la population mondiale et pas loin d’1/4 de son PIB, le bloc a encore un sens. 

L’un des défis pour ce que le président chinois a qualifié de prochaine « décennie dorée » des BRICS sera de fabriquer des outils de financements puissants. Leur représentativité dans les institutions financières internationales (FMI et Banque Mondiale) s'améliore mais les outils ad hoc sont encore relativement faibles : La NBD, Nouvelle Banque de Développement ou « Banque des BRICS » créée en 2014 avec 100 milliards de capital n’avait prêté que 7,5 Mrd $ jusqu’à l’année dernière. 

Cette année, les BRICS ont tenté de mettre en place des outils pour faciliter les transactions : le « BRICS Pay » un système de carte de paiement inter-BRICS sans passer par le change ; ou une alternative au système SWIFT de reconnaissance internationale inter-bancaire : si le premier est probablement un « gadget » dit Laurence Daziano, l’autre pourrait inspirer l’UE. 

Thierry Breton passe son examen final devant le Parlement européen

Le futur Commissaire Européen au marché intérieur, numérique, industrie et défense sera-t-il français? Cet après-midi, l’ancien dirigeant d’entreprise et ministre français a du une nouvelle fois donner les garanties qu’il n’y aura pas de conflit d’intérêt. Après avoir réussi à convaincre la Commission Juridique du Parlement européen à 12 voix contre 11, il a du argumenter devant les 751 députés à qui il a promis d’être « radical » sur le plan éthique. 

Outre les liens de Thierry Breton avec certaines grandes entreprises, la Gauche du Parlement s’intéresse à sa vision du marché intérieur et de ses règles, par exemple en matière de protection des travailleurs.

Google se lance dans la « Néobanque » 

Le fournisseur de services en ligne proposera dès l’année prochaine aux particuliers d’ouvrir des comptes courants. Le groupe qui avait déjà un système de paiement en ligne fait un pas de plus dans le monde bancaire. Amazon serait aussi en discussion avec Goldman Sachs pour un projet similaire. 

L’idée pour les GAFA n’est pas vraiment de devenir banquier en ligne : pour Google, il s'agit de tirer profit d'un partenariat avec une véritable banque Citigroup qui gérera les comptes, tandis que Google est intéressé par l’accès complet aux données bancaires pour affiner sa vision des flux financiers. Après l’annonce du partenariat de Google avec le spécialiste de la santé Ascension, hier la « quête au consommateur » virtuel des GAFA étend son domaine de chasse.

Intervenants
  • Economiste, maître de conférences à Sciences Po et membre de la Fondapol
L'équipe
Production
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......