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La première maquette du projet de SCAF (Sytème de Combat Aérien du Futur), le prochain avion franco-allemand qui doit équiper les forces à partir de 2040 - le Bourget, 18 juin 2019

Armement : accords franco-allemand sur les exportations et la coproduction

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À retrouver dans l'émission

Deux accords franco-allemands sur la coopération industrielle en matière de Défense : l’annonce lors de la rencontre hier entre Emmanuel Macron et Angela Merkel était attendue par les acteurs de l’armement.

La première maquette du projet de SCAF (Sytème de Combat Aérien du Futur), le prochain avion franco-allemand qui doit équiper les forces à partir de 2040 - le Bourget, 18 juin 2019
La première maquette du projet de SCAF (Sytème de Combat Aérien du Futur), le prochain avion franco-allemand qui doit équiper les forces à partir de 2040 - le Bourget, 18 juin 2019 Crédits : Eric Piermont - AFP

Le premier accord sur des règles communes en matière d’exportation marque une nouvelle impulsion après un an de blocages industriels et politiques, à commencer par le refus du Parlement allemand fin 2018 d’exporter des armes vers l’Arabie Saoudite. La présence de composants allemands dans les missiles Meteor français et Eurofighter européen bloquait aussi les exportations de MBDA et BAE Systems. Downing Street s’en était plaint en juin auprès de Berlin. La France également, troisième exportateur mondial d'armement, avait fait pression sans succès puisque l’Allemagne avait renouvelé deux fois cet embargo. 

Cette fois l’accord se veut « juridiquement contraignant » et permettrait d'éviter la plupart des blocages tout en sauvegardant pour le Bundestag un droit de regard sur les autorisations de ventes : c’est seulement si la part de composants nationaux dépasse 20 % que les autorités pourraient interdire un contrat.

Le deuxième accord "de principe" porte sur la poursuite des deux projets communs d’avion et de char de combat, pour remplacer les Rafale et chars Leclerc et Leopard. Les financements pour le SCAF, Système de Combat Aérien du Futur ont notamment tardé en raison de blocages politiques et de concurrence entre entreprise nationale. Les deux principaux industriels Dassault Aviation et Airbus Defence & Space chargés des études du prototype avaient ouvertement fait part de leur impatience.

Les points de blocages portaient notamment sur le partage des tâches entre les deux partenaires et à la concurrence entre les différents industriels : notamment entre Safran et l'allemand MTU pour les moteurs du SCAF, et Nexter et Rheinmetall pour le char de combat. En ce qui concerne le démonstrateur de l’avion commun, l'appel d’offre sur le premier programme de 150 millions d'euros devrait être lancé en janvier. 

Equateur : retour à la normale relatif de la production de pétrole après la crise

Selon la compagnie Petroamazonas, la Production nationale serait rétablie à 94 % à 395 000 Bpj. Cette normalisation est rapide, après l’accord social de dimanche. Quelques puits dont ceux des compagnies privées qui produisent 114 000 Bpj doivent encore être réparés après leur occupation par les manifestants. 

Pendant les 10 jours de crise, l’Equateur aurait perdu plus de 83 millions de dollars de recettes, 1,5 M de barils de pétrole : autant qu’une journée de production en Arabie Saoudite.

Trop de pétrole saoudien dans les activités des grandes banques, dénoncent les ONG climatiques

Ce serait "de loin le plus grand investissement dans l'énergie fossile depuis les accords de Paris de fin 2015", lancent les ONG signataires d'une lettre de mise en garde à 7 banques mondiales dont les principales US, le Crédit Helvétique ou la britannique HSBC. 

Ces établissement doivent participer à la mise en bourse d'Aramco, la compagnie pétrolière nationale première mondiale, dont l’introduction en bourse à 1500 milliards de dollars est annoncée comme imminente par les autorités saoudiennes.  

Ces pressions vertes sur la finance interviennent au moment où le Fonds Souverain norvégien à 1000 milliards de dollars recule sur le désinvestissement des énergies fossiles en ne se retirant que des projets de prospection et extraction, ce qui épargne les activités d’Exxon, Total ou BP.

La Banque Mondiale incite les Etats d’Afrique à plus de libre échange

L'appel au « pragmatisme des pays » africains du directeur de la Banque Mondiale David Malpass témoigne de l’incertitude des institutions financières quant à la mise en place effective pour mi 2020 de la ZLEC Zone de Libre Echange Continentale. 54 des 55 Etats d'Afrique ont signé l'accord mais les obstacles logistiques et douaniers sont encore nombreux. 

Les estimations des retombées varient : les plus optimistes sont l'Union Africaine qui prévoit une augmentation de 60 % du commerce intra-africain d’ici 2022, le FMI affirme qu'une baisse de 90 % des tarifs douaniers entraînerait une augmentation de 16 milliards de dollars des bénéfices à l'échelle du Continent. Selon d’autres analystes, une ouverture pourrait aussi déstabiliser des marchés locaux et augmenter les inégalités.  

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