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Le co-fondateur d'Airbnb Joe Gebbia et le Président du CIO Thomas Bach, lors de l'annonce de leur partenariat, à Londres le 19 novembre

Airbnb, prédateur pour l'hôtellerie ?

4 min
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La pression augmente sur Airbnb : la plateforme de locations en ligne qui vient de décrocher un partenariat avec les Jeux Olympiques se heurte au monde de l’hôtellerie et à la ville de Paris. Dans certaines grandes métropoles, des élus en appellent à une nouvelle législation européenne.

Le co-fondateur d'Airbnb Joe Gebbia et le Président du CIO Thomas Bach, lors de l'annonce de leur partenariat, à Londres le 19 novembre
Le co-fondateur d'Airbnb Joe Gebbia et le Président du CIO Thomas Bach, lors de l'annonce de leur partenariat, à Londres le 19 novembre Crédits : Daniel Leal-Olivas - AFP

C’est la colère du côté des hôteliers français : la principale organisation patronale annonce la suspension de sa participation au Comité des JO de 2024, indignée de la visibilité donnée à la plateforme accusée par l’autre fédération (d'hôteliers indépendants) de « concurrence déloyale ». 

Les professionnels sont appuyés par la Ville de Paris, elle-même en litige judiciaire avec Airbnb. Hier, Anne Hidalgo jugeait « normale » la réaction des hôteliers et dans une lettre au Président du CIO Thomas Bach, pointait la « déstabilisation » - raréfaction et renchérissement – provoquée par les 100 000 locations Airbnb sur les 400 000 locations parisiennes. 

De son côté l’organisation des JO de Paris plaide de sa bonne volonté envers des hôteliers en affirmant que 40 000 chambres ont déjà été réservées. Sur le plan de l'hôtellerie, il est difficile de mesurer la concurrence de nuitées professionnelles avec celle de la location de logements privés au nombre d'utilisateur inconnu ; mais elle est réelle explique Pierre Madec, économiste à l’OFCE. l’Insee estime à 20 % la part des nuitées prise en France par Airbnb l’année dernière, offre professionnelle comprise. 

Certaines autorités politiques pressent aussi pour une nouvelle régulation. Depuis le début de l’année la plateforme est tenue de ne pas publier d’annonces qui dépasserait les 120 jours de location et 18 villes, dont Paris, ont mis en place un numéro d’enregistrement pour les particuliers propriétaires.  

Cet été, la Commission Européenne aussi a obligé Airbnb à fournir plus d’information. Et vendredi dernier, des représentants de Paris, Barcelone et Berlin demandaient plus à la future présidente Ursula von der Leyen : changer les règles, puisque les locations Airbnb sont encore régies par la Directive "Commerce électronique" qui remonte à l'année 2000. 

Uber, dans le viseur d’ONG européennes pour la pollution qu’il provoque 

515 kilotonnes d’émissions de CO2 supplémentaire chaque année, l’équivalent de 250 000 voitures : c’est ce qu’ont calculé des ONG françaises et britanniques à partir de l’activité Uber à Londres et Paris. A Paris particulièrement, la pollution est aggravée par le fait que 90 % des véhicules enregistrés chez Uber roulent au diesel qui produit des particules très fines, responsables de la mort de 480 000 décès prématurés dans l'Union Européenne en 2015.

Pari réussi pour les premières cotations de la Française des jeux : la plus grosse introduction en Bourse depuis 2006 

En milieu d'après midi, l’action gagne à peu près 15 %, soit environ 3 € de plus que les 19,90 € d’introduction à 9h ce matin. En vendant ses parts de la Française des Jeux, l’Etat remportera bien plus de 2,1 milliards d'euros et touchera la rente annuelle en taxes de 3,5 milliards d'euros. C'est un succès pour les marchés boursiers qui termineront l’année un peu regonflés avec un total d’opérations à 3 milliards d'euros.

Succès également du test pour l’épargne populaire : les 500 000 petits épargnants viennent marquer selon Bruno Le Maire « la réconciliation des français avec le marché".En valeur financière et nombre de petits épargnants, la privatisation de la FDJ reste cependant bien en deçà des plus grandes privatisations française de ces 20 dernières années, Natixis, EDF ou France Telecom.

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