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Le quartier financier du distric de Pudong à Shanghai, où commence aujourd'hui la 2ème foire internationale des importations de Chine, qui se veut un symbole et outil d'une ouverture accrue.

France-Chine : quel équilibre économique ?

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Emmanuel Macron vient d’arriver à Shanghai pour trois jours de tournée en Chine. Pour cette deuxième visite, l’Elysée met l’accent sur les relations économiques. En vue : de nouveaux marchés pour l'agriculture et l'industrie ; mais aussi la question délicate des investissements chinois en Europe.

Le quartier financier du distric de Pudong à Shanghai, où commence aujourd'hui la 2ème foire internationale des importations de Chine, qui se veut un symbole et outil d'une ouverture accrue.
Le quartier financier du distric de Pudong à Shanghai, où commence aujourd'hui la 2ème foire internationale des importations de Chine, qui se veut un symbole et outil d'une ouverture accrue. Crédits : Ludovic Marin - AFP

Avant cette deuxième visite, l'Elysée a laissé entendre sa volonté de rééquilibrer les relations commerciales avec Pékin : si les échanges sont en hausse, la Chine représente aussi le plus gros déficit commercial français à 29,8 milliards d'euros.

La France, co-invitée avec l'Allemagne à la Foire internationale des exportations de Chine de Shanghai
La France, co-invitée avec l'Allemagne à la Foire internationale des exportations de Chine de Shanghai Crédits : Ludovic Marin - AFP

Pour gagner quelques parts de marché, Emmanuel Macron est accompagné de dirigeants des plus grandes entreprises françaises (BNP Paribas, Airbus...) et de représentants des PME. Le Ministre des Affaires Etrangères chinois Wang Yi avait déjà évoqué au début du mois une quarantaine de contrats en discussion et l’Elysée mentionne un accord probable sur la reconnaissance de 26 IGP françaises par Pékin.

A plus long terme, les discussions sur une usine de retraitement de combustible nucléaire à 20 milliards d'euros co-construit par Orano (ex Areva) devraient progresser sans être finalisées. 

L'enjeu commercial, sans être négligeable pour la France, est aussi symbolique. L'inquiétude principale et l'urgence des européens reste la conclusion d'un accord sur les investissements chinois en Union Européenne. Ceux-ci étaient d'environ 200 milliards de dollars dans le monde en 2016 et l'UE s'inquiète du rachat d'entreprises à haute valeur technologique effectués à ce moment-là. 

Si certains investissements chinois permettent à des groupes en difficulté de trouver un second souffle, Bruno le Maire dénonçait aussi un risque de « pillage technologique », comme le fait Donald Trump, et comme le déplorent à mots plus feutrés certains responsables européens.

La France est aussi un des pays privilégié des investissements chinois ces dernières années, avec 14,3 milliards d'euros entre 2000 et 2018, soit 9 % des investissements de Pékin dans l’Union Européenne. Elle peut donc se poser comme porte-parole d’un front uni Européen pour obtenir un accord sur les investissements chinois.  

Angela Merkel souhaite signer le traité au prochain sommet UE-Chine sous présidence Allemande, au second semestre 2020.  

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