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Le siège de HSBC à Hong-Kong, le 4 août, jour de la démission de son Directeur Général John Flint et d'une première annonce de 4000 suppressions de postes.

HSBC et les banques européennes sous la pression des taux négatifs ?

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Avec 10 000 suppressions de postes annoncées, c'est la plus importante restructuration pour HSBC depuis 2011. Comme d’autres établissements européens, elle explique s'adapter à la dégradation de l'environnement international. Certains mettent aussi en cause les taux bas qui diminuent leurs marges.

Le siège de HSBC à Hong-Kong, le 4 août, jour de la démission de son Directeur Général John Flint et d'une première annonce de 4000 suppressions de postes.
Le siège de HSBC à Hong-Kong, le 4 août, jour de la démission de son Directeur Général John Flint et d'une première annonce de 4000 suppressions de postes. Crédits : Laurel Chor - AFP

Pour HSBC ces 10000 suppressions de s’ajoutent au 4700 annoncées en août, au moment de la démission surprise de son Directeur Général John Flint. Selon le Financial Times qui cite une source anonyme, la banque évoque un recentrage sur l’Asie : « On se demande pourquoi nous avons autant de gens en Europe alors que nous avons des rendements à deux chiffres dans certaines parties de l'Asie », d'où proviennent 80 % de ses profits.

Cette restructuration représente à peine 6 % des 248 000 employés de la première banque britannique mais ils viennent s’ajouter à d’autres annonces cette année en UE. Selon l'AFP, 48 000 emplois seraient concernés dans environ 10 banques européennes. Parmi les établissements concernés : la Deutsche Bank, avec 18 000 suppressions annoncées en juillet - le plus grand plan social de son histoire, la Barclays qui annonce 3000 suppressions d'emplois, en France la Société Générale ou BNP Paribas qui supprime 20 % de ses effectifs sur le territoire national.

Les causes de ces restructurations sont diverses mais la politique européenne de taux directeurs bas ( taux négatifs à - 0,4 % puis - 0,5 % depuis 10 jours) est citée par l'italienne Unicredit, la suisse UBS, l’Allemande Kommerzbank comme une des facteurs d’affaiblissement des revenus bancaires. Dans le Monde il y a deux mois, le président d'une grande banque française expliquait devoir "s'adapter car la courbe de taux plate et l'abondance de liquidités rendent notre métier plus difficile". Dans son rapport annuel, HSBC France avait aussi explicitement pointé "des variations défavorables des marchés financiers et un environnement de taux bas". 

Pour certaines comme la Kommerzbank ou HSBC France, il s'agit de réduire les coûts liés aux activités de détail très exposées à la concurrence numérique. Pour d'autres, les activités touchées sont plus variées. Cette fois HSBC supprime des postes à hauts salaires, la jaonaise Nomura Holdings, envisageait en mars la suppression d’une centaine de postes de traders sur toute l’Europe. 

Pour l'instant HSBC n'a pas commenté les informations de la presse, peut-être y aura-t-il plus de détails lors de la publication de ses résultats trimestriels le 28 octobre. 

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