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Le négociateur Michel Barnier a multiplié les contacts ce mois-ci : outre le maire de Londres Sadiq Khan la semaine dernière, il a aussi rencontré la première ministre écossaise Nicola Sturgeon.

Accord commercial UE-UK : qui a l'avantage ?

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Un accord commercial global entre l’Europe et le Royaume-Uni d’ici la fin de l’année n'est « pas sûr », déclarait Emmanuel Macron samedi. Avant le début des négociations en mars, Londres réclame toujours un accord de libre échange simple, l'UE veut imposer ses règles : qui a l’avantage ?

Le négociateur Michel Barnier a multiplié les contacts ce mois-ci : outre le maire de Londres Sadiq Khan la semaine dernière, il a aussi rencontré la première ministre écossaise Nicola Sturgeon.
Le négociateur Michel Barnier a multiplié les contacts ce mois-ci : outre le maire de Londres Sadiq Khan la semaine dernière, il a aussi rencontré la première ministre écossaise Nicola Sturgeon. Crédits : François Lenoir - AFP

Une chose est sûre avant l'adoption demain du mandat de négociation de Michel Barnier : les positions ont été vivement soulignées. Hier encore Londres reprochait ouvertement à l’Union d’être « paralysée par l’indécision ». 

Les buts de Londres et Bruxelles semblent difficilement compatibles : Le gouvernement de Boris Johnson rejette la réglementation européenne serrée et veut un accord de libre-échange de type « UE-Canada » ou à défaut les règles de l’OMC, qui conservent certains droits de douane, comme c'est le cas entre l'Union Européenne et l’Australie. La Commission, elle, veut l'équité dans les règles de l'accord et un accord sur l’accès des européens aux zones de pêche britanniques avant tout accord commercial. 

Le Royaume-Uni, qui envoie environ 50 % de ses exportations vers l’Union Européenne pourrait paraître isolé et désavantagé pour négocier ; mais c’est le contraire, soutient Stéphane Madaule, professeur d’économie à l’INSEC/HEIP : pendant un an Londres bénéficie de la période de transition et peut se permettre de ne pas obtenir d'accord global. 

De plus, le Brexit équivaut pour l'UE à renégocier plus de 650 accords, poursuit Stéphane Madaule. La proposition de mandat avait été renforcée il y a une semaine en élargissant les domaines de « jeu équitable » ; plus étonnant, elle inclue même une demande de restitution de biens culturels grecque, les frises du Parthénon exposées au British Museum. 

S'agit-il d'un moyen de pression efficace ou d'une demande parasite dans les négociations commerciales ? De son côté, le Royaume-Uni a déjà commencé la diversification de ses partenariats en signant une vingtaine d’accords de libre échange depuis 2017 et obtenu des partenariats préférentiels avec certains pays du Commonwealth.

Inde - Etats-Unis : accord commercial "fantastique" ou hypothétique ?

Alors qu'il effectue aujourd'hui sa première visite en Inde, c'est dans les mêmes termes que ceux utilisés pour la Chine que Donald Trump affirme négocier un accord commercial avec l'Inde. Là encore, le président américain entend réduire le déficit commercial de 25 milliards de dollars (sur 145 milliards échangés en 2018). 

Rien ne dit cependant que la bataille du « America First » contre le « Make in India » prendra fin demain : les sujets de contentieux - agriculture, santé, numérique - sont trop nombreux. 

Pour l’instant la rencontre avec le « négociateur très dur » Narendra Modi se solde par un contrat militaire de 3 milliards de dollars en faveur des Etats-Unis et l’espoir pour les travailleurs indiens d’un assouplissement des visas américains.  

Présidentielle américaine : Quel Wall Street soutient quel candidat ?

Sans surprise c’est Bernie Sanders qui a jusqu'ici reçu le moins de soutien des milieux financiers : 1,7 millions de dollars, sur les 108 millions provenant de la finance, de l'assurance et l'immobilier. 

En comparaison, son rival démocrate Pete Buttiegieg en reçoit 4,4 millions, Donald Trump 2,7 millions. Le candidat démocrate et "socialiste" Sanders qui souhaite démanteler les grands groupes est jugé par un financier « plus dangereux que le Coronavirus » pour Wall Street. 

Les positions sont toutefois plus nuancées et variées que ces chiffres laissent entendre : des salariés de Wall Street et même des gestionnaires de fonds n’ont pas tous le point de vue des grands financiers, selon l'un d'entre eux interrogé par l'AFP, les plus jeunes seraient « muselés ». 

Coronavirus : hausse des contaminations, et de la volatilité boursière ? 

Avec des pertes de 3 % à 4 % dans toute l’Europe ce matin, dans la même proportion que pour les cours du pétrole, les marchés semblent s'effondrer : cette volatilité augmentée est intervient alors que la propagation du Coronavirus a franchi hier un nouveau seuil avec 231 contaminations en 24 heures et après l'apparition d'un foyer en Italie. 

Cette situation pourrait n'être que temporaire : la dernière chute des bourses, cette fois en Asie le 3 février, s'était elle aussi produite avec le dépassement d'un seuil symbolique, au moment où la mortalité du Coronavirus avait dépassé celle du SRAS de 2002.

A cette heure de l'après-midi, la glissade de l'Eurostoxx semble enrayer, la chute du Dow Jones à l'ouverture aussi et le Nasdaq continue sa hausse, comme imperturbable... 

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