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La Président de la Commission Ursula von der Leyen, les premiers ministres Pedro Sanchez et Charles Michel, hier à la COP25

Nouveau "Green Deal" européen : qui financera les 1000 milliards ?

4 min
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Alors que le nouvelle présidente de la Commission Européenne Ursula von der Leyen déclare la COP25 de Madrid, « point de départ du « European Green Deal »… Le débat s’amplifie quant aux leviers économiques pour y parvenir.

La Président de la Commission Ursula von der Leyen, les premiers ministres Pedro Sanchez et Charles Michel, hier à la COP25
La Président de la Commission Ursula von der Leyen, les premiers ministres Pedro Sanchez et Charles Michel, hier à la COP25 Crédits : "AFP PHOTO / HANDOUT / LA MONCLOA/ BORJA PUIG DE LA BELLACASA - AFP

Selon un document de la Commission « fuité » au journal Les Echos, l’objectif de ce Nouveau Pacte Vert reste de parvenir à la neutralité carbone en 2050. Trois leviers seraient employés : l’instauration d’une taxe carbone aux frontières de l’UE, des investissements dans l’innovation verte, et une réglementation plus poussée pour définir le vert et éviter le « greenwashing ». 

Toutes ces mesures font débat, notamment l'élévation du prix des quotas carbone ou la taxe carbone, souhaitée notamment par la France : condition nécessaire à la décarbonation de l’UE pour certains, « protectionnisme aveugle » pour d’autres.

Plus étonnant, la BCE elle-même a été sollicitée par des scientifiques et militants pour « agir en faveur du climat » via la régulation bancaire, même si hier sa présidente Christine Lagarde est restée réservée sur cette option. Restent les financements promis par Ursula von der Leyen : 1000 milliards d'euros sur 10 ans, un chiffre annoncé au parlementaires européens avant l'élection, mais en-deçà des besoins réels estimés, prévient Gregory Claeys, économiste à l’Institut Bruegel de Bruxelles et co-auteur d'une étude sur le sujet. 

Outre les institutions européennes, les Etats devront contribuer plus fortement au verdissement économique. L'une des propositions de l'Institut Bruegel serait d’instituer des budgets séparés pour les investissements verts, afin de ne pas peser sur les déficits budgétaires. Il n'est pas certains que tous les Etats membres y soient favorables : pour l’instant trois d'entre eux - Pologne, Hongrie, République Tchèque - refusent d'accélérer le rythme de la décarbonation prévue pour 2030. 

Quelques pistes pourraient filtrer de la prochaine réunion de l’Eurogroupe cette semaine qui doit justement réviser le budget, avant les propositions d'Ursula von der Leyen dans moins de dix jours. Le chiffrage définitif du "New Green Deal" ne sera probablement pas fixé avant juin 2020.

Un allègement de taxe sur le carburant au cœur du conflit entre le secteur du BTP dans l’Ouest et le gouvernement : le blocage des dépôts pétroliers cessent mais les revendications reste

L'amertume est perceptible chez les artisans. L'un deux, qui vient de lever le blocage sur le dépôt de Brest, se déclarait à l'AFP « écœuré » : malgré une réunion et ce qui semblait un accord entre les syndicats et le Ministère des Finances hier, le gouvernement maintient son projet de suppression progressive de l’allègement de taxe sur le GNR gazole non routier d'ici 2022. 

Cette taxe sur les carburants utilisés en engin de chantiers et agricoles est trois fois moins élevée que la taxe pour habituelle : 20 ct par litre au lieu de 60 ct par litre de diesel. C'est aussi une niche fiscale qui rapporterait un milliard d'euros à l’Etat si elle était supprimée mais le BTP demande 5 ans de délai pour s’adapter. Un an après le conflit des gilets jaunes, c'est un nouveau test pour la fiscalité écologique sur les carburants. 

Un fait divers dramatique et quelques questions au sujet du naufrage d’un navire chargé de moutons en Roumanie, haut lieu de l’élevage ovin en Europe… 

Le chavirage qui s’est produit il y a une dizaine de jours au large du port de Midia s’est terminé tragiquement vendredi : faute d'être extraits à temps, 14600 moutons sont finalement morts noyés dans la cale du cargo à demi couché.

Ce n’est pas la première fois que les conditions de transport des animaux en Roumanie attire l'attention : cet été, la Commission Européenne a lancé une enquête après qu’à plusieurs reprise des dizaines de milliers de moutons ont été transportés vers les Etats du Golfe en pleine canicule, sur des navires non équipés.

Le Queen Hind qui transportait les animaux semble désormais ramené en rade et les indications publiques sur les sites de "suivi de navires" (ship tracking) divergent sur sa nature : transport d'animaux ou de véhicules. 

Bucarest qui a acquis une place privilégiée de fournisseur du Golfe et est devenu le troisième éleveur ovin en Europe est soupçonné de ne pas appliquer un règlement qui impose les mêmes règles sanitaires pour le transport des animaux que dans leurs pays d'origine.

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