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Le nouveau Ministre de l'Energie saoudien, le Prince Abdelaziz ben Salmane, hier 9 septembre au Congrès Mondial de l'Energie d'Abu Dhabi

Changements à la tête du pétrole saoudien : Ryad pressée ?

4 min
À retrouver dans l'émission

En quelques jours, les deux principales institutions pétrolières saoudiennes ont changé de tête : Saudi Aramco et le Ministère de l'Energie, dirigé depuis ce week-end par un des fils du roi Salmane. Dans le même temps, la direction d'Aramco annonce une entrée en bourse "très bientôt".

Le nouveau Ministre de l'Energie saoudien, le Prince Abdelaziz ben Salmane, hier 9 septembre au Congrès Mondial de l'Energie d'Abu Dhabi
Le nouveau Ministre de l'Energie saoudien, le Prince Abdelaziz ben Salmane, hier 9 septembre au Congrès Mondial de l'Energie d'Abu Dhabi Crédits : Karim Sahib - AFP

Avec ces deux nominations, la famille royale reprend la main sur le secteur de l'énergie saoudien : ce week-end, un décret nommait Abdelaziz ben Salmane un de fils du roi Salmane et frère de MBS à la tête du nouveau Ministère de l'Energie. Huits jours plus tôt, l’entreprise nationale Saudi Aramaco, première mondiale, était pourvue d’un nouveau PDG : Yassir al Roumaini, déjà dirigeant du PIF, le Fond d’Investissement Public saoudien. 

Ces nominations interviennent aussi alors que ces derniers mois Aramco s'est mise en ordre de bataille économique, avec pour but sa privatisation partielle d’Aramco. C'est elle qui doit en partie financer le plan de diversification économique "Vision 2030" du prince héritier Mohammed ben Salmane. Son introduction en bourse est cependant retardée depuis 2018, officiellement faute d’être suffisamment valorisée. 

Ces décisions annoncent-elles une accélération du plan ? Hier au Congrès Mondial de l'Energie d'Abu Dhabi, la direction d'Aramco annonçait une opération boursière "très bientôt". Pour l'instant, les autorités avaient annoncé 2020, voire 2021.

Les écueils sont cependant nombreux. Le premier tient au fait que la valorisation du titre d'Aramco dépend des cours du pétrole mondial. Depuis 2016, les pays de l'OPEP et la Russie se sont entendus pour limiter leur production et enrayer la chute des cours mais cette stratégie pourrait devenir contre-productive en cas de tensions mondiales et de ralentissement chinois prolongé. 

Une prochaine décision doit être prise en décembre et la nomination du prince Abdelaziz pourrait être un signal donné à ses partenaires et aux marchés que Ryad veille à la poursuite de cette politique.   

L’Union Européenne et Cuba alliées contre les Etats-Unis pour protéger leur relation commerciale

C'était un des buts de la visite hier à la Havane de la Haute Représentante de l'Union pour la Politique Etrangère Federica Mogherini, qui a souligné que depuis le rapprochement politique commencé il y a 3 ans, l'UE est devenue le premier partenaire économique de Cuba. 

La diplomate est aussi venue poursuivre une lutte commune engagée contre l'application d'une loi américaine pénalisante pour leurs entreprises : la loi Helms-Burton qui permet aux Etats-Unis de sanctionner les entreprises étrangères qui font du bénéfice avec des entreprises cubaines nationalisées après la révolution (1959).

Selon le Conseil Economique et Commercial américain, des compagnies comme Delta Airlines mais aussi le français Pernod Ricard seraient potentiellement visées. 

Mogherini a évoqué « dès maintenant [...] des mesures de l'UE pour essayer d'avoir une protection efficace des investissements et de la présence économique européenne à Cuba » 

Etats-Unis : les géants du net dans le viseur de la justice

Plusieurs enquêtes américaines visent les leaders mondiaux du numérique. La plus récente vient d'être annoncée par les procureurs de 50 Etats contre Google pour vérifier qu’il n’entrave pas la concurrence publicitaire en imposant aux sites clients des conditions restrictives. Google dans le trio de tête des plus grandes entreprises numériques mondiales possède aussi 37,2 % des parts du marché publicitaire américain : 42 Mrd de dollars de recettes en 2019. 

Facebook n'en possède que 22,1 % mais lui aussi fait l'objet d’une autre enquête annoncée la veille : cette fois 8 Etats examinent une éventuelle situation de monopole et domination sur les réseaux sociaux. 

Ces deux procédures viennent s’ajouter à une enquête fédérale lancée en juillet sur des pratiques anti-concurrentielles de l’ensemble des GAFAM. 

Un nouvel indice boursier indexé sur les tweets de Donald Trump

Avec la création de « Volfefe », JP Morgan entend donner un indice de la volatilité du marché financier sous l’influence des tweets cinglants du président américain. Sur plus de 10 000 messages officiels à ce jour, les analystes en ont recensés 146 entre 2018-2019, identifiés pour leur influence sur les marchés financiers. Certains mots clefs « sensibles » ne sont pas étonnants : Chine, Milliards, Produits ou Dollars… 

Cet index ironique, « Volfefe » fait référence à une coquille de Donald Trump sur twitter ("covfefe") mais pour JP Morgan, il existe bien « de solides preuves démontrant que ces tweets faisaient de plus en plus bouger les taux de la dette américaine sur le marché, juste après leur publication ».

Intervenants
  • chercheur associé à l'OCP Policy Center (Rabat) et directeur de recherche à l'IRIS, spécialiste des problématiques énergétiques
L'équipe
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