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Johannes Hahn : le prochain Commissaire Européen au Budget à partir du 1er décembre devra obtenir un accord sur un autre budget : le budget pluriannuel 2021-2027

Budget Européen : un accord peut en cacher un autre...

4 min
À retrouver dans l'émission

Un accord sur le budget de l’Union Européenne pour 2020 vient d'être trouvé hier soir. Il est en hausse comme le souhaitait le Parlement, mais se conclut sur le tard et "a minima" disent certains. C'est aussi une première borne avant les négociations du budget 2021-2027 qui commenceront en décembre.

Johannes Hahn : le prochain Commissaire Européen au Budget à partir du 1er décembre devra obtenir un accord sur un autre budget : le budget pluriannuel 2021-2027
Johannes Hahn : le prochain Commissaire Européen au Budget à partir du 1er décembre devra obtenir un accord sur un autre budget : le budget pluriannuel 2021-2027 Crédits : Kenzo Tribouillard - AFP

C'est finalement une hausse de près de 2,5 milliards d'euros par rapport à cette année qu'ont décidé les instances de l'UE pour 2020 :

Ces 168,7 milliards d’euros sont orientés vers quatre postes principaux : le climat (21 %), l’Agriculture et la pêche, la recherche et l’innovation et la sécurité - dont les frontières (Frontex). En dehors il reste 35 milliards d'euros. 

La surprise vient plutôt du consensus alors que les négociations avaient tourné court samedi. Les Etats qui voulaient une baisse et le Parlement qui réclamait plus différaient sur environ 4 milliards d’euros. Finalement c’est une solution intermédiaire qui a été retenue, un peu plus que celle recommandée par la Commission Européenne.

S'agit-il d'une victoire du Parlement Européen, "verdi" lors des dernières élections ? Eulalia Rubio, chercheuse Senior l’Institut Jacques Delors y voit surtout une borne placée ; mais elle ne présume pas de l'issue des secondes négociations à venir : celles sur le budget 2021-2027, ou plutôt le "cadre financier pluriannuel" de l'Union Européenne. 

Dans ces futures négociations, le Conseil Européen - les chefs d’Etat et de gouvernement - font les propositions, le Parlement n’a plus qu’un rôle de validation.

Or, il faudra gérer les 15 % de ressources en moins liées au Brexit. L'ancienne Commission Européenne propose depuis 2018 d'y pourvoir en augmentant légèrement les contributions à 1,114 % des RNB nationaux d'une part, d'autre part en augmentant les ressources propres de l'UE. 

Cependant actuellement au moins deux groupes d’Etat s’opposent aux propositions de la Commission Européenne : la « coalition des 1% » (plutôt "nordique") qui ne veut pas que leur contribution dépasse les 1 % du RNB  jusqu’ici utilisés, et une coalition des pro-PAC (notamment la France), opposée à toute réduction de la politique agricole commune. Ces négociations seront à suivre après la prise de fonction de la nouvelle Commission le premier décembre.

Avantage, ou inconvénient pour réformer les retraites ? Le système de coûtera plus cher et plus longtemps que prévu

Entre environ 8 et 17 milliards d'euros de déficit en 2025, prévoit le Conseil d'Orientation des Retraites : c'est la la date à laquelle le président Macron souhaitait voire le système à l’équilibre pour pouvoir appliquer la réforme discutée en ce moment. 

S'agit-il d'un nouvel écueil pour le gouvernement qui ne veut jouer ni sur les cotisations ni sur les pensions, ou d'un rapport « qui tombe bien » pour justifier une baisse des pensions, comme le soupçonne le vert Yannick Jadot ? En tous cas, analysent les Echos, la seule option serait bien le retour d’un âge pivot de 63 ans ½, préconisé cet été par le rapport Delevoye.  

la Cour des Comptes recommande de continuer les suppressions d’emploi à la SNCF 

« Meilleure productivité », « maîtrise de la masse salariale » et évolution du « modèle social » : ce sont les trois recommandations du rapport de la Cour des Comptes sur la SNCF, qui préconise pour y parvenir de poursuivre les 2000 suppressions de poste par an au rythme de 2017. La CGT dénonce un "brûlot", l’Unsa un « pamphlet à charge ».

Etude scientifique : payer pour éviter la déforestation, une réelle efficacité ?  

Des financements contre une meilleure contribution à la lutte contre le réchauffement climatique et la déforestation : c'est le principe des programme REDD lancés par l'ONU, qu'ont voulu tester des scientifiques d’une université de l’Idaho. 

Ces derniers se sont concentrés sur  les programmes de la Norvège qui a versé 250 millions de dollars au Guyana entre 2010-2015 pour l'aider à endiguer les forestiers illégaux et a montré que le pays a réduit de 35 % la perte d’arbre, qui aurait été plus grande sans cela... Faut-il en conclure au succès? Selon les chercheurs, les effets ne sont pas immédiats mais le long terme paie. 

La Norvège tente une nouveau dispositif au Gabon, en payant directement cette fois dix dollars chaque tonne de CO2 non émise en raison des hectares boisés sauvegardés : les scientifiques ne le disent pas mais avec 12,8 millions de tonnes de CO2 estimées non émises au Guyana, l'application de ce système à l'époque aurait coûté deux fois moins cher à la Norvège.

Intervenants
  • Chercheuse Senior à l'Institut Jacques Delors, spécialiste du budget européen
L'équipe
Production
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