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Un des bureaux de WeWork, à San Francisco, le 7 octobre

WeWork : la fin d'un rêve de Licorne ?

4 min
À retrouver dans l'émission

L’entreprise de location de bureaux partagés devait être une des entrées en bourse record cette année. Devenue The We Company, elle avait joué sur son image d'entreprise "Tech" pour sa valoriser. Finalement elle doit être sauvée in extremis par son principal actionnaire pour 8 milliards de dollars.

Un des bureaux de WeWork, à San Francisco, le 7 octobre
Un des bureaux de WeWork, à San Francisco, le 7 octobre Crédits : Justin Sullivan - Getty

Environ 8 milliards de dollars : c’est ce que va dépenser le groupe japonais SoftBank, principal actionnaire de Wework dans le monde pour la renflouer et en prendre le contrôle stratégique.  

L’entreprise créée en 2010 loue des bureaux partagés ds 111 villes et devait être le phénomène boursier de cette année, avec une valorisation annoncée à 47 milliards de dollars. Mais depuis cet été, c’est la déchéance : l'affaire n'est toujours pas rentable après 10 ans, les doutes sur sa gestion opaque se sont multipliés cet été et la cotation prévue fin septembre est passée à 25 puis à 20 milliards de dollars. Après avoir été retardée, elle finalement annulée. 

Sur ces 8 milliards, 5 viendront apaiser la crise de liquidité due au retardement de l’entrée en bourse : le reste servira à racheter encore plus de titres, prendre le contrôle de l’entreprise (à 60 % ou 80 %) et en évincer définitivement son fondateur controversé Adam Neuman. 

L’entreprise qui emploie 12500 personnes pourrait aussi réduire ses activités. Le loueur de bureau devenu The We Company s'était beaucoup. Le plan de restructuration prévoit la vente d’actifs immobiliers, la fin du design, la fermeture d'une école élémentaire ouverte à Manhattan… Selon l'entrepreneur immoblilier et chercheur associé à l'Institut Thomas More Sébastien Laye, il n'y a pas de raison que le point d'équilibre ne soit pas atteint car les concurrentes sont profitables. 

Cependant la valorisation comme une start-up technologique d'une entreprise d’immobilier révèle un problème plus vaste explique Sébastien Laye : une bulle de survalorisation technologique ces dernières années, sur laquelle ont tenté de surfer d'autres entités réputées en "hypercroissance" comme Uber dont l'action a perdu 33 % de sa valeur après avoir été introduite en bourse. Autrement dit : l'erreur est d'avoir voulu transposer le modèle Amazon à des entreprises qui ne sont pas prévues pour, notamment en raison de leurs coûts fixes. Pour SoftBank se pose aussi la question de la pertinence de son fond d’investissement "Vision" de 100 milliards de dollars qui lui a fait entre autre jeter son dévolu sur les promesses de Wework. 

Le Sénat américain veut une enquête sur les liens entre Donald Trump et des traders 

C'est « le mystère fantastiquement profitable des marchés du chaos de Trump », titre l’article de Vanity Fair qui révèle cette demande de 14 sénateurs démocrates. Les élus demandent une enquête pour délit d’initié qui concerne environ 1 Mrd $ de profits boursiers, se demandant si les traders n’auraient pas eu connaissance à l’avance de discours de Donald Trump américain, pour prévoir certaines opérations financières risquées. 

Vanity Fair détaille ainsi une série de mouvements suspects autour des variations de l’indice S&P 500 mini (sur des contrats à terme à courte échéance), au moment de déclarations importantes de Trump ou d'étapes de la guerre commerciale avec la Chine ; plus curieusement aussi déclarations de Carrie Lam à Hong Kong.

Le Ministère de l’Agriculture revient sur une baisse de financements à la veille des manifestations d'aujourd'hui

Les Chambres d'Agriculture sont épargnées cette année : le gouvernement vient de revenir sur la baisse prévue de 15 % d’une taxe qui leur apportait 292 M € de leurs financements. Les agriculteurs avaient dénoncé le manque à gagner de 45 M €, dénonciation reprise par 186 élus dans une tribune dimanche dans Le Parisien. Les Chambres d’Agricultures sont grandes pourvoyeuses d’aides, à l’installation des jeunes ou à la filière bois. 

Le gouvernement affirmait que la baisse serait compensée par une baisse des charges sur les exploitations, mais les 50 € annuels qu’elle représentait étaient jugés « dérisoires » par les élus.

Cette décision le lendemain évite la polémique, elle n’empêche pas la manifestation aujourd’hui pour demander un soutien au président de la République. Preuve d’une certaine colère fiscale : à Nîmes, du purin a été déversé et enflammé devant le centre des impôts  

Intervenants
  • Entrepreneur immobilier et chercheur associé à l'Institut Thomas More
L'équipe
Production
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