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Makoto Uchida, la photographie de 2017 a été fournie par Nissan

Renault - Nissan : nouvelles directions et Nouvelle Alliance ?

2 min
À retrouver dans l'émission

Du changement à la tête de Nissan, et possiblement de Renault… Presque un an après le début de l’affaire Carlos Ghosn, l’Alliance franco-nippone fait le ménage.

Makoto Uchida, la photographie de 2017 a été fournie par Nissan
Makoto Uchida, la photographie de 2017 a été fournie par Nissan Crédits : Nissan Motor Corporation - AFP

C'est « un signal fort pour montrer notre volonté d’aller de l’avant » a déclaré hier le président de l'alliance Renaul-Nissan Jean-Dominique Sénard, après la nomination à la tête de Nissan de Makoto Uchida : il vient remplacer Hiroto Saïkawa, ancien proche de Carlos Ghosn lui-même accusé de primes indûment perçues.

De son côté, d'après Le Figaro, le Conseil d'Administration deRenault serait même proche d’évincer Thierry Bolloré, pourtant nommé Directeur Général de Renault en début d’année mais lui aussi ancien collaborateur de Carlos Ghosn.

Chacun donne des gages politiques à l’Alliance en difficultés : en témoigne chez Nissan le choix d’Uchida, réputé direct et au profil international plutôt que Jun Seki, qui a fait presque toute sa carrière au Japon et pressenti potentiel numéro 1.  Le candidat des "nationalistes"  a été sacrifié explique le directeur du GERPISA Bernard Jullien. Thierry Bolloré pourrait l'être également.  

Une des priorités sera maintenant de redresser les ventes de Nissan dont la situation pèse sur les comptes de l’Alliance. Au dernier rapport de Juillet, les bénéfices avaient fondu de 95 % en un an, s'inscrivant pour l'Alliance comme une perte de 21 millions d'euros alors que le constructeur Japonais en apportaient 805 millions l’année dernière. Pour répondre à la baisse future de sa production, Nissan a déjà annoncé 14 fermetures d’usines et 12500 suppressions de postes. 

Renault, elle avait vu son bénéfice net divisé par 2 mais sa rentabilité reste à 5,9 %. La situation devrait évoluer à l'approche de son Conseil d'Administration vendredi 18 octobre.

1,5 milliard d’euros et 3 ans de retard de plus pour l’EPR de Flamanville

La nouvelle évaluation par EDF de la réparation de 8 soudures jugées défectueuses dans l’enceinte de confinement fait monter le coût total du réacteur expérimental de 10,9 Mrd € à 12,4 Mrd € : c'est plus de 4 fois le montant prévu. Dans le même temps l'entreprise confirme une mise en service en 2022. 

Cette annonce intervient alors que l’énergéticien français a récemment estimé un autre probable surcoût de 2,3 à 3,3 Mrd € pour les deux réacteurs EPR de Hincley Point en Angleterre, cette fois à cause de problèmes liés au terrassement.

Face à ces méconvenues industrielles, Bruno le Maire a exprimé son « insatisfaction » ; le PDG d’EDF Jean-Bernard Levy a promis des « décisions concrètes ». Concernant Flamanville, un audit doit être remis au gouvernement le 31 octobre.  

8 milliards de dollars : facture géante pour le géant de la pharmacie Johnson & Johnson 

Un Tribunal de Pennsylvanie vient de condamner le pharmacien américain à cette somme de 8 milliards de dollars $ au titre de dommages et intérêts. Johnson & Johnson était visé par une personne qui se déclare victime d’un médicament prescrit contre la schizophrénie, le Risperdal. Ce médicament avait aussi pour effet secondaire un développement de la poitrine chez les hommes.

Le fabricant de médicaments a qualifié cette somme de « grossièrement disproportionnée » par rapport à un premier dédommagement énoncé à 680 millions de dollars. Il se montre confiant dans la révision du jugement, alors qui'l est aussi poursuivi pour défaut d’information en Pennsylvanie, Californie et Missouri. 

Après une condamnation à 572 millions de dollars d’amende ds la crise des opiacés il y a quelques semaines, les litiges s’accumulent et la facture s’allonge pour la premièr entreprise de pharmacie au monde.

ONU : 64 Etats manquent à l'appel du budget

C'est « la pire crise de trésorerie des Nations unies depuis près d'une décennie » a écrit le Secrétaire Générale de l’ONU, Antonio Gutteres qui dans une lettre aux Etats membres les avertit sur le déficit budgétaire de l’ONU : il manque 1,3 milliards de dollars pour compléter le budget 2019, 64 Etats (sur 193) n’ont pas payé leur contribution. 

Le Secrétaire Général craint de ne plus pouvoir payer les fonctionnaires et fournisseurs et ajoute : "Notre travail et nos réformes sont en danger"

Intervenants
  • Maître de conférence en économie à l'Université de Bordeaux et directeur du Gerpisa (Groupe d'Etude et de Recherche Permanent sur l'Industrie et les Salariés de l'Automobile)
L'équipe
Production
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