LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
Piquet de grève à l'usine de turbines de Belfort, General Electrics veut réduire son activité. Jusqu'ici en 2019, les 58 ouvertures d'usine ne compensent pas les 76 fermetures.

Un remède au déclin industriel français d'ici 2025 ?

4 min
À retrouver dans l'émission

Un « Pacte productif » pour remédier au déclassement industriel français et atteindre le plein emploi en 2025 : c’est l’ambition du Ministre de l’Economie qui a présenté hier les grandes lignes de ce plan.

Piquet de grève à l'usine de turbines de Belfort, General Electrics veut réduire son activité. Jusqu'ici en 2019, les 58 ouvertures d'usine ne compensent pas les 76 fermetures.
Piquet de grève à l'usine de turbines de Belfort, General Electrics veut réduire son activité. Jusqu'ici en 2019, les 58 ouvertures d'usine ne compensent pas les 76 fermetures. Crédits : Sébastien Bozon - AFP

Bruno Le Maire se veut méthodique en présentant un diagnostic « sans concession » du déclin industriel français dont les mésaventures des turbines à gaz de GE Belfort, des tubes en acier d’Ascoval ou des pneus Michelin de la Roche-sur-Yon ne sont qu’une des actualités les plus médiatisées. Sur 10 ans, 100 usines ont fermé chaque année, 76 depuis le début de cette année : une perte d’un million d'emplois au total. 

Pour y remédier d’ici à 2025 le plan proposé par le gouvernement prévoit 5 axes dont notamment une levée de fonds de 20 Mrd € pour la montée en gamme de l’industrie, et une baisse des impôts à la production qui se montent au total à 72 milliards d'euros de recettes budgétaires. 

Cet impôt, sept fois plus important qu’en Allemagne, est un des freins à l'industrie identifiés par Bruno Le Maire, les deux autres sont la faible durée du travail et le manque de formation. Le Ministre n’hésite pas à parler de « risque de déclassement productif ». 

La question des baisses d'impôt sera sans doute âprement discutée puisque sur les 72 milliards d’euros des impôts à la production, 68 milliards et demi reviennent aux collectivités locales, communes, départements et régions. Ces impôts touchent 3 catégories : le foncier, les employés, et des impôts propres comme la C3S, impôt sur le chiffre d’affaire qui rapporte 3,6 Mrd € en 2018. Selon le Conseil d’Analyse Economique et Social en juin, sa suppression permettrait de faire rentrer 5 Mrd € dans la balance commerciale française. 

Cependant le gouvernement ne prévoirait pas une suppression complète de ces impôts mais au départ du moins une réduction de 400 millions d'euros. Les concertations doivent durer 6 mois jusqu'au prochain projet de loi de finance pour 2021. 

Etats-Unis : Peut-être une sortie de crise demain après un mois de grève chez General Motors

Deux signes laissent penser qu'un accord pourrait être trouvé entre les représentants des 50 000 salariés et la direction de GM. D'une part les syndicats de l’UAW ont envoyé un courrier demandant à tous leurs représentants d’être présents demain pour voter ; d'autre part, la PDG de GM Mary Barra revient aujourd’hui en personne à la table des négociations. D’après les connaisseurs de l'entreprise c'est un bon présage : les investisseurs ont fait preuve d'un certain enthousiasme, l'action a regagné hier 2,34 %.  

Peut-être après un mois l’épuisement se fait-il sentir de part et d'autre : selon Bank of America, la grève représente 2 milliards de dollars de manque à gagner pour GM, 4000 par salarié. Les négociations portent sur les salaires, le statut des travailleurs temporaires et la couverture santé.

Deliveroo propose une couverture santé à ses livreurs en France

Jusqu’à 30 euros par jour, jusqu’à 15 jours de congé maladie, à ajouter aux  versements de la sécurité sociale : c'est ce que propose désormais l'entreprise de livraison à domicile à ses contractuels. Deliveroo profite d'une possibilité offerte par l’article 20 de la loi mobilités qui autorise des chartes facultatives proposant des droits sociaux aux travailleurs. 

Ce droit est en réalité une assurance privée, explique à l'AFP le représentant d’un des collectifs de livreur "Clap". Il pourrait aussi constituer un moyen de contourner les tentatives juridiques de requalification des contrats de livreurs « indépendants » en salariés autonomes. Plusieurs procédures sont en cours en France, l’année dernière la Cour de Cassation avait ordonné la requalification d’un livreur à vélo d’une autre entreprise, Take Eat Easy, disparue depuis.

L'équipe
Production
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......