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Le nouveau gazoduc russe NordStream 2 achevé à 90 % doublera la capacité de livraisons directes à l'Allemagne par la Baltique, ici le terminal d'arrivée à Lubmin en Allemagne cette année

Gaz russe : le transit par l'Ukraine, nécessité coûteuse pour l'Europe ?

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Discussions difficiles entre l’Union Européenne, l’Ukraine et la Russie sur l’avenir des livraisons de gaz russe… Les négociations de ce week-end ont tourné court et l’UE court un risque pour son approvisionnement ?

Le nouveau gazoduc russe NordStream 2 achevé à 90 % doublera la capacité de livraisons directes à l'Allemagne par la Baltique, ici le terminal d'arrivée à Lubmin en Allemagne cette année
Le nouveau gazoduc russe NordStream 2 achevé à 90 % doublera la capacité de livraisons directes à l'Allemagne par la Baltique, ici le terminal d'arrivée à Lubmin en Allemagne cette année Crédits : Tobias Schwarz - AFP

Le Vice Président de la Commission Européenne chargé de l’énergie Maros Sefcovic ne cachait pas sa déception hier : aucun accord n’a été trouvé entre Naftogaz et Gazprom sur le renouvellement du contrat de livraisons de gaz russe via l’Ukraine pour les 10 prochaines années. 

L’actuel contrat arrive à échéance à la fin de l'année et l'UE souhaite laisser à l'Ukraine un rôle prééminent dans la distribution gazière. Ce transit par l’Ukraine stratégique (environ ½ des 170 milliards de m3 de gaz transférés de Russie l’année dernière), également vital pour Kiev qui reçoit en contrepartie 3 milliards de dollars par an ; mais il se trouve affaibli dans les nouvelles routes gazières que construit la Russie vers l'Europe.  

Moscou va mettre en service d’ici 2020-2021 trois nouveau gazoducs vers l’Union Européenne : Nordstream 2 en Baltique et les deux Turkish Stream en Mer Noire. Depuis un an l’UE demande à la Russie un volume de transit de de 60 milliards de m3 par an, voire jusqu’à 90 milliards certaines années. C'est trop pour Moscou qui doit rentabiliser ses nouvelles installations, explique Marc Antoine Eyl-Mazzega. Directeur du Centre Énergie & Climat de l'Ifri.

Gazprom avait tenté de proposer un renouvellement sur un an du contrat ou un contrat global où l’Ukraine s’engage à consommer un certain volume ; mais l’UE n’en veut pas.

Les négociations doivent reprendre en novembre. Si elles échouent encore, la Russie a la possibilité de couper ses livraisons à l’Ukraine comme cela a été le cas en 2006, 2009, 2014 et 2015. Fermer les vannes est un plus un moyen de pression sur l’Ukraine que sur l'Europe dont 36 % du gaz consommé est russe. Le risque de renchérissement du gaz en cas de coupure est réelle, celui d'une pénurie est cependant faible selon les analystes, les stocks européens sont pleins. 

Vladimir Poutine est à Budapest pour renforcer la coopération économique

Au programme des discussions avec Victor Orban : l’extension de l’unique centrale nucléaire hongroise d’ici 2025 (avec un prêt de 10 milliards de dollars de Moscou), ou un projet conjoint d’équipements ferroviaires à vendre à l’Egypte. 

Dans le contexte de négociations sur le gaz russe, la Hongrie qui en dépend plus (à 80 %) tente de prendre les devants : selon Russia Today Budapest souhaite augmenter ses stocks de gaz Russe avant la fin de l’accord de Transit avec l’Ukraine, et pourrait vouloir se raccord au Turkish Stream 1 en cours d'achèvement dans la Mer Noire.

L’économie américaine plus vigoureuse que prévu en cette fin d’année ? 

Avec 1,9 % de croissance du PIB au troisième trimestre, les Etats-Unis affichent une croissance bien plus élevées que les 1,5 % annoncés par les analystes.  

Ce premier indicateur d'une série de statistiques et d'annonces cette semaine devrait rassurer les marchés. Le prochain, le taux directeur de la FED (actuellement entre 1,75 % et 2 %) sera annoncé en fin de journée.

Une fusion entre PSA et Fiat-Chrysler pour créer le quatrième groupe automobile mondial ?

L’annonce officielle des négociations pourrait avoir lieu demain : si la fusion "entre égaux" se produit, elle créera un groupe de 10 marques différentes, capable de vendra 8,7 millions de véhicules par an (en 2018) et qui pèserait 45 milliards d'euros en bourse. PSA y trouverait une taille critique comparable à Toyota ou Renault-Nissan, et Fiat-Chrysler des synergies technologiques. 

Les actions des constructeurs automobiles grimpent depuis les premières rumeurs hier : cette fusion marquerait une résurrection pour PSA qui risquait la faillite en 2012 et véritable retournement de Fiat-Chrysler déçu des réticences de l'Etat français lors d’une précédente tentative de rapprochement avec Renault-Nissan.

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