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La petite souris qui a dévoré le renard...

La fable de la souris et du renard

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Disney vient d'annoncer le rachat de la 21st Century Fox. Cet événement nous rappelle la bataille sans merci que se livrent les principaux studios depuis l'origine d'Hollywood.

La petite souris qui a dévoré le renard...
La petite souris qui a dévoré le renard... Crédits : DREW ANGERER / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP - AFP

Disney a annoncé le rachat, à la fin de l’année dernière, de la 21st Century Fox, mettant ainsi fin à l’ère de domination d’Hollywood par les six grandes « majors ». 

Ce “megadeal” comme disent les américains, prévoit la cession d’une grande partie de l’empire audiovisuel du milliardaire Rupert Murdoch, qui conserve tout de même la chaîne Fox News, fer de lance de l’aile ultra-conservatrice aux Etats-Unis. Encore soumis à l’aval de l’autorité américaine de la concurrence, ce rachat donnerait naissance au plus gros groupe de médias et de divertissements au monde.

Une concentration qui n’est pas nouvelle à Hollywood

L’histoire du cinéma américain est même rythmée par ces vagues capitalistiques, qui voient les studios les plus puissants d’Hollywood se renforcer, se remplacer ou s’éteindre. 

Dès le début du cinéma, l’ingénieur Edison, pionnier de l’électricité mais aussi inventeur génial du kinétoscope, que l’on peut considérer aujourd’hui comme l’ancêtre du cinéma… Thomas Edison donc, tente d’imposer son monopole sur le marché de la production graphique et surtout sur la diffusion dans les salles. Il est cependant condamné par une loi antitrust en 1912 et laisse le champ à une foultitude de petits propriétaires indépendants, que l’on appelle les nickelodeons.

Dès les années 30, la course folle reprend

A cette époque, les huit plus gros studios de production d’Hollywood, se partagent  95% du secteur. Parmi ceux-ci on peut citer, ceux que l’on surnomme alors les Big Five: la Metro-Goldwyn-Mayer, la Paramount, la Twentieth Century Fox, la Warner Bros et enfin la RKO Pictures. 

Dans les années 1980, RKO disparait, United Artists est racheté par Sony, mais surtout, Disney fait une entrée fracassante sur le marché du film, jusqu’à acquérir une place hégémonique aujourd’hui avec le rachat de la Fox. Avec cette transaction, pour laquelle le studio a déboursé la coquette somme de 52,4 milliards de dollars, l’entreprise de Mickey pourra revendiquer 30% des parts du marché

Une opération habituelle chez Disney

La multinationale du divertissement est habituée à sortir le carnet de chèques pour acquérir certains de ses concurrents. On se rappelle évidemment du rachat du studio d’animation Pixar pour 7,4 milliards de dollars. Elle détient aussi Marvel Entertainment et sa  kyrielle de super-héros déclinés ad nauséam sous tous les formats pour notre plus grand plaisir. 

Disney avait aussi sorti les grands moyens en achetant pour 4 milliards la société Lucasfilms, qui n’est autre que la maison mère du cultissime Star Wars. Là encore, même stratégie, avec une déclinaison tous azimuts de films, préquels et autres séries dérivés. 

Une stratégie efficace

Les parts de marché du studio n’ont cessé de progresser ces dix dernières années et, avec cet achat, Disney met le grapin sur de nombreuses licences extrêmement populaires comme les X-Men, L’Age de glace ou encore La planète des singes. 

Mais le rachat de la Fox et de son catalogue signifie également l’acquisition de toutes ses séries télés à succès, comme les Simpsons, Homeland, X-Files ou encore la multi-primée aux derniers Golden Globes, la familiale This is us. 

En réalité, ce catalogue de films et de séries, l’un des plus riches d’Hollywood, représente surtout un formidable trésor de guerre, alors que Disney compte lancer en 2019 sa grande plateforme de streaming pour concurrencer Netflix et se lancer à la conquête du monde numérique...

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