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En mini-tournée européenne, Kyriakos Mitsotakis rencontre E. Macron à l'Elysée le 22 août et promet que "la Grèce sera l'agréable surprise de la zone euro ces prochaines années"

La Grèce lève le contrôle des capitaux des banques : mesure symbolique ou nécessaire ?

4 min
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Pour la première fois depuis 2015, la circulation des capitaux en Grèce et au dehors ne sera plus contrôlée. En faisant cette annonce hier plus tôt que prévu, le nouveau gouvernement de Kyriakos Mitsotakis veut envoyer une signal de normalisation économique.

En mini-tournée européenne, Kyriakos Mitsotakis rencontre E. Macron à l'Elysée le 22 août et promet que "la Grèce sera l'agréable surprise de la zone euro ces prochaines années"
En mini-tournée européenne, Kyriakos Mitsotakis rencontre E. Macron à l'Elysée le 22 août et promet que "la Grèce sera l'agréable surprise de la zone euro ces prochaines années" Crédits : GEOFFROY VAN DER HASSELT - AFP

C'était une des mesures symboliques de "sauvetage" financier grec prise en 2015 : de fortes restrictions sur les flux de capitaux touchant non seulement les retraits au distributeur, mais aussi les autres opérations.  Le gouvernement grec vient d'annoncer hier la levée de ces contrôles pour le 1er septembre. 

Ces contrôles avaient été pris en 2015 alors qu'en six mois, les épargnants et entrepreneurs avaient retiré 1/3 de leurs fonds des banques grecques. A l'époque, la fonte des réserves monétaires grecques alimentait le risque d'une sortie de la zone euro. En les supprimant "plus tôt que prévu", le nouveau gouvernement grec de Kyriakos Mitsotakis veut envoyer un signal de normalisation et un double message.  

Les taux ont baissé, les touristes sont revenus, la croissance est repartie donc plus personne ne pense maintenant que la Grèce va quitter la zone euro - David Cayla

Le Premier Ministre veut donner confiance aux partenaires Européens : le Premier Ministre a effectué une mini-tournée en France, Belgique et Pays-Bas en fin de semaine dernière. 

En tenant cet "engagement électoral", Mitsotakis entérine aussi le changement politique intervenu après en juillet, après 4 ans de gouvernement du parti de gauche radicale Syriza.

Pour le Ministre des Finances Christos Staïkouras, cette "étape [...] renforcera la croissance". Un peu plus d'un an après la sortie de la Grèce des plans d’aide celle-ci a repris à 1,4 % en  2017 et 1,9 % en 2018.

France : la « souveraineté protéinique », un objectif présidentiel ou Européen ?

En déclarant hier au 20h de France 2 vouloir "recréer la souveraineté protéinique de l'Europe", Emmanuel Macron veut rompre avec un système de dépendance à l'Amérique remontant aux "annnées 1960". Cette « dépendance aux protéines » (tournesol, légumes sec et surtout soja), principalement pour nourri les animaux d’élevage, fait de l'Europe avec 17 millions de tonnes l'année dernière le deuxième importateur de protéines brutes après la Chine. 

Le président Macron veut donc étendre à l'Europe l'objectif qu'il avait fixé en janvier 2018 pour la France en déplorant que 40 % du soja français utilisé fût importé. Selon le chercheur Sébastien Abis, le niveau d'indépendance protéinique européenne est actuellement de 35 %.

Etats-Unis : première condamnation d'un industriel dans la crise des opiacés

572 millions de dollars d’amende pour Johnson & Johnson, un des trois plus gros industriels mondiaux de la pharmacie. C'est le premier fabricant de médicaments jugé et condamné pour sa responsabilité commerciale dans la crise des opiacés, crise de la surconsommation de médicaments anti-douleur à base d’opium qui a tué 4000 personne par overdose rien qu’en Oklahoma, 47 000 aux Etats-Unis.

Le tribunal a reproché au pharmacien des « pratiques trompeuses de marketing et de promotion des opiacés », c'est-à-dire d’avoir caché le risque d’addiction à ces produits et d'avoir poussé les médecins à les sur-prescrire.

Puni, ou bien épargné ? J&J qui risquait jusqu’à 17 milliards dollars d’amende a déjà fait appel et le cours de son action gagnait 2 % hier soir à NY.

Liberia : d’anciens responsables de la Banque Centrale vont être jugés pour "sabotage économique"

Cinq personnes dont Charles Sirleaf l’ancien Vice Gouverneur de la Banque Centrale du Liberia et fils de l’ex Présidente Ellen J. Sirleaf, comparaissent pour "complot criminel" et "sabotage économique". Ils sont accusés d’avoir fait imprimer sans justification plus de 14 M d’euros en Dollars Libériens (2,645 milliards) entre 2016 et 2018. Accusés également de blanchiment la semaine dernière, tous ont plaidé non coupable. 

En plus de cette affaire, la Banque Centrale fait l'objet de doutes quant à la destination et l'utilisation de près de 16 milliards de dollars libériens soit environ 100 millions de dollars fabriqués à l'étranger. Une partie de ces fonds devait servir à "éponger les liquidités en dollars libériens", une autre partie a-t-elle servi à arroser d’éventuels cadres ou intermédiaires ?

Intervenants
  • économiste, chercheur au GRANEM et maître de conférences à l'université d'Angers
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