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Pour justifier sa décision, le tribunal britannique a notamment rappelé le fait que les chauffeurs VTC étaient soumis à des instructions strictes sur la façon de se comporter, le fait qu'Uber contrôle les prix que les chauffeurs facturent, etc.

De l’ubérisation… Episode 3 : la justice

3 min
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Le tribunal a donné raison à deux chauffeurs soutenus par le syndicat des travailleurs indépendants de Grande-Bretagne, en estimant que la société Uber devait les considérer comme des employés et les rémunérer au salaire minimum. De quoi faire vaciller tout le modèle économique de la plateforme...

Pour justifier sa décision, le tribunal britannique a notamment rappelé le fait que les chauffeurs VTC étaient soumis à des instructions strictes sur la façon de se comporter, le fait qu'Uber contrôle les prix que les chauffeurs facturent, etc.
Pour justifier sa décision, le tribunal britannique a notamment rappelé le fait que les chauffeurs VTC étaient soumis à des instructions strictes sur la façon de se comporter, le fait qu'Uber contrôle les prix que les chauffeurs facturent, etc. Crédits : LEEMAGE - AFP

L'histoire du jour

Il semble que le vent tourne pour le géant des VTC (voitures de transport avec chauffeur) Uber… Au Royaume-Uni  en tout cas, à Londres, plus exactement, alors que l’autorité des transports londoniens a décidé de ne pas renouveler sa licence (mais Uber a fait appel), l’entreprise vient de perdre une autre manche en appel, et non des moindres.

Le tribunal a en effet donné raison à deux chauffeurs soutenus par le syndicat des travailleurs indépendants de Grande-Bretagne, en estimant que la société Uber devait les considérer comme des employés et les rémunérer au salaire minimum. L'entreprise américaine avait fait appel d'une décision du mois d'octobre de l’année 2016. Une décision selon laquelle, les chauffeurs utilisant l'application avaient droit au salaire horaire minimum de 7,50 livres (8,50 euros) et à des congés payés. Mais Uber a fait appel car cela n’allait absolument pas dans le sens de son modèle économique justement basé sur l’indépendance des chauffeurs. Avec des éléments de langage bien précis à ce sujet, la société évoquant “des chauffeurs partenaires d’Uber” et non pas “les chauffeurs d’Uber", l'entreprise soulignant le statut d'indépendants des travailleurs, et heureux de l’être, étant donné qu'ils choisissent leurs horaires et lieux de travail ; Uber louant la liberté du travailleur en la matière, la sacro-sainte liberté d’entreprendre, la liberté de concurrencer les taxis… Mais Uber n’a pas la liberté de faire n’importe quoi, notamment en matière de droit du travail. 

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