LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

DES CARTES (1/5) : Cartes sensibles

59 min
À retrouver dans l'émission

Toute cette semaine, Les Nouvelles Vagues explorent les nouveaux territoires de la carte. Nous ouvrons la semaine avec Emmanuel Ruben , romancier et géographe. Il publie simultanément un récit de voyage : Jérusalem terrestre (éd. Inculte) qui interroge son rapport aux cartes, et un essai : Dans les ruines de la carte (éd. Le Vampire Actif ) qui explore l’imaginaire cartographique, notamment en littérature.

Emmanuel Ruben
Emmanuel Ruben

Pour commencer, deux livres, à lire côte à côte, tous deux signés d’un écrivain, géographe et dessinateur. Le premier, Dans les ruines de la carte est un essai. Il pense des rapports, depuis la peinture de Vermeer, à la littérature de Pouchkine ou Perec. Le rapport entre la vie et le vécu, le rapport entre réel et de la représentation, le rapport au cartes, un rapport d’échelles. Le second livre est un récit. Jérusalem terrestre rend compte d’un voyage effectué en plusieurs temps, en plusieurs dessins, dans une ville où la question de la carte, de la frontière, est éminemment brûlante. Dans les deux ouvrages, l’auteur, qu’il arpente la littérature, « assaut de la frontière » avec Kafka, Proust et Gracq, ou qu’il longe les murs de séparation à Jérusalem, interroge sa propre fascination pour les cartes, et ne conçoit les frontières que comme des tracés inachevables, non finies, donc franchissables. Dans quelles ruines de quelle carte vivons-nous exactement ? A quelle injonction d’invention de formule et de lieu, cela nous renverrait-il ?

Emmanuel Ruben est romancier, géographe et dessinateur. Il publie Dans les ruines de la carte aux éditions du Vampire actif et Jérusalem terrestre aux éditions Inculte.

En fin d’émission, vers 16h45 nos ondes enregistrent les révolutions intimes et gravent des points de bascule. Cette semaine la jeune plasticienne allemande Katinka Bock qui se prête à l’exercice. Aujourd’hui elle évoque la représentation d’une dévoration animale dans le musée d’histoire naturelle de Francfort où elle a grandi. Dans cette vision qui la fascine se loge peut-être le fondement de son propre rapport à la sculpture. Animaux empaillés et contours flous, c’est pour tout à l’heure.

Programmation musicale :

  • Patton, Sheeps, Cows, You, I

- Sleeping States, The cartographer

  • Amal Murkus, Ya oud
Intervenants
L'équipe
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......