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Haïti (5/5) : Carte blanche musicale au poète James Noël

59 min
À retrouver dans l'émission

Dernier moment haïtien des Nouvelles vagues cette semaine. Aujourd'hui, nous donnons carte blanche au poète James Noël pour nous faire entendre les musiciens haïtiens qu'il apprécie.

James Noël
James Noël Crédits : Claire Mayot - Radio France

Dernier moment d’une semaine de nouvelles vagues haïtiennes.Il n’y a pas de terre qui n’existe pas. C’est évidemment ce que nous nous sommes répétés pendant cinq jours en réponse au titre du livre de Christophe Wargny.

Haiti n’existe pas, veut donc dire autre chose. Veut dire par exemple, que la ruralité profonde, où s’est inventée une culture et une agriculture, dans l’enfermement et contre des modèles imposés de l’extérieur, est peu racontée. Est invisible, en dehors, mais au cœur du dernier roman de Yannick Lahens. Veut dire aussi que l’indépendance si elle est un coup d’éclat et d’audace à l’orée du 19ème siècle, fut confisquée, monnayée, et étendue comme un possible terreau d’une relation complexe, entres ceux qui possèdent et ne possèdent pas, et avec le reste du monde. Haiti n’existe pas, veut aussi dire, qu’elle n’existe pas comme on voudrait parfois le faire entendre dans la majorité des médias occidentaux, qui par rapidité, ou commodité, regardent ce pays trop vite, trop loin. Internet offaent des formats longs et originaux, permet de transmettre autre chose c’est ce que nous avons compris mercredi.

Enfin Haiti n’existe pas, c’est une formule fracassante, fracassée contre les tableaux du peintre Mario Benjamin, qui résiste à la géographie, au carcan des influences, non sans dialoguer en souterrain et puissamment avec son île, nous le constations hier. Voilà, il faut dire que ces nouvelles vagues venues de l’autre côté de l’océan nous ont un peu déplacé. Comme chaque vendredi, elles se terminent en musique.

Notre invité James Noël est poète, comédien et fondateur de la revue IntranQu'illités.

Un quart d’heure avant la fin d'émission, un micro, une seule personne, cinq jours, et cinq émotions. Il s’agit de mettre en mots, les moments de révolutions intimes que sont les rencontres avec certaines œuvres d’art, certains paysages, ou certaines paroles. C’est Renato Haüsler qui se prête à l’exercice depuis lundi. Il exerce le métier de guet pour la cathédrale de Laussanne en Suisse. Crier les heures qui passent et veiller sur les lieux, est sa mission journalière. S’il nous a beaucoup parlé de musique classique, il évoque aujourd’hui « Celui qui a mal tourné », une chanson de Georges Brassens, qui sort en 1957 sur l’album « J’me suis fait tout p’tit »… Aucune trompette de la renommée ne sonnera à 16h45, promis.

Programmation musicale :

_Vèse san de Manno Charlemagne_Nou pralé de James Germain _Jou a rive de Boukan Ginen, avec Edy François _Bon nouvel de Wooly Saint-Louis Jean_Adrienne de Gazman Couleur

  • Bénita * de Boulo Valcourt

_Celui qui a mal tourné de Georges Brassens

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