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La rencontre (1/5) : Quand l’autre surgit

59 min
À retrouver dans l'émission

Toute cette semaine, nous évoquons la rencontre. Aujourd’hui avec André Iteanu , ethnologue spécialiste de la Papouasie Nouvelle Guinée, nous revenons sur les grandes pensées de la rencontre, en anthropologie, en ethnologie et en philosophie. Nous pensons la rencontre (avec une culture, un territoire, des gens), comme évènement déclencheur, au cœur d’une pratique de terrain.

André Iteanu
André Iteanu Crédits : Radio France

Bien sûr la rencontre sera amoureuse, il ne vous faudra même pas attendre mercredi pour cela. Bien sûr elle sera déroutante. Bien sûr, elle trouera le tissu quotidien de vos vies, la rencontre, elle est tout le temps, avec toute chose, le point zéro duquel tout semble repartir. Qu’il s’agisse d’un être, d’un paysage, d’un caillou sur lequel la chaussure bute, ou d’une œuvre, la rencontre nous altère, nous trouble et nous inquiète. Ce sont des « fêtes rares », écrit Rainer Maria Rilke, dans Notes sur la mélodie des choses . « Il y a bien aussi des instants où un homme devant toi, se détache calme et clair sur fond de sa splendeur. Ce sont des fêtes rares, que tu n’oublies jamais. Cet homme désormais, tu l’aimes. C'est-à-dire tu t’appliques, de tes mains tendres, à copier les contours de sa personnalité telle que tu l’as perçue à cette heure » le même Rilke qui dans sa correspondance avec Marina Tsvetaieva, écrit : « tous mes mots veulent courir vers toi en même temps, pas un qui accepte d’en laisser passer un devant lui ». Aller vers l’autre, aller au devant de l’autre, définir l’altérité, observer d’autres rites, d’autres organisations du collectif, d’autres échanges, d’autres rituels, voilà ce que font depuis des années les anthropologues et les ethnologues, pour qui l’évènement de la rencontre est (aussi) un outil de travail.

André Iteanu est ethnologue, spécialiste d’un peuple de Papouasie, les Orakaiva. Bonjour et bienvenue.

Chaque jour à 16h45, quelqu'un sonde ses souvenirs à la recherche de moments marqués par des émotions esthétiques fortes. Cette semaine c'est la comédienne Edith Scob qui se prête à l’exercice. Aujourd’hui elle évoque la comédienne Lucienne Bogaert , avec qui elle joue Les femmes aussi ont perdu la guerre de Curzio Malaparte, dans une mise en scène de Raymond Gérôme, C’était au Théâtre des Mathurins à Paris en 1962, Edith Scob avait 25 ans, le jeu de la comédienne la marque pour longtemps. Récit Vers 16h45

Programmation musicale :

  • Colleen, I'm kin

  • Bebo Valdes & Diego el Cigala, Hubo un lugar et Cuba linda

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