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La rentrée (2/5) : A quoi ressemble la rentrée quand on est écrivain ?

58 min
À retrouver dans l'émission

Deuxième moment de cette semaine de rentrée. En plaetau, nous sommes avec l’auteure Sophie Divry. Son troisième roman Quand le diable sortit de la salle de bain (éditions Noir sur Blanc) fait partie des 589 romans de la rentrée littéraire. Son personnage, écrivain comme elle, se débat entre les allocations chômage, les candidatures de résidence, le statut de l’artiste dans la famille et dans la société… L’occasion d’évoquer, non sans drôlerie, la situation économique des auteurs, leur quotidien, l’élaboration d’un roman et… la rentrée littéraire.

Sophie Divry
Sophie Divry

Cette semaine, Les Nouvelles Vagues parlent de la rentrée. Hier, nous commencions par rencontrer de jeunes professeurs, toutes disciplines enseignées confondues. Jusqu’à vendredi, nous parlerons nouvelles technologies, sociologie et droit du travail, cinéma. Avant cela, envisageons aujourd’hui la rentrée littéraire, drôle, et économique...

Car la rentrée littéraire est un sujet économique et social. Un sujet parisien pour une bonne part. Un sujet médiatique. C’est aussi un moment où l’impression et la mise en librairie de livres est massive. Parmi les 589 ouvrages de cette rentrée, celui dont il est question aujourd’hui se finit dans le rouge. Comme un mois ric-rac. Sophie, la narratrice, multiplie les listes qui permettent d’y voir clair, fait parfois de la place dans la page pour un propos percutant, réfléchit à comment écrire des livres, comment payer ses factures, comment n’oublier aucun papier réclamé par l’administration. Et de l’administration il y en a dans ce roman, autant que des supermarchés, des T.G.V, des factures, et des repas familiaux. Quelques larges morceaux de nos vies.

Dans un article posté mi-juillet sur son blog, l’auteur et critique littéraire Pierre Jourde se demande pourquoi il est si peu question d’argent dans la littérature contemporaine, quand les romans de Zola, de Balzac, Flaubert, Jules Verne, Dickens, Tolstoï en parlaient parfois abondamment. Que se passe-t-il quand on hérite ? Quand on n’hérite pas ? Quand on prête ? quand on n’arrive pas à embourser ? Qui saura en faire quelque chose ?

De l’argent, il en manque dès les premières pages de ce livre. Le temps de l’insouciance est loin. Pour autant, l’enfance à laquelle elle est souvent associée ne met pas longtemps à être convoquée. La mère ne met pas plus de temps à s’imposer dans les pages contre la volonté de l’auteur-narratrice, ni un personnage masculin à réclamer sa scène érotique. C’est un livre joyeux, vivace, et, chose assez rare pour être signalée : un livre drôle.

Sophie Divryest écrivain. Quand Le diable sortit de la salle de bain est son quatrième roman, auto proclamé improvisé, interruptif et pas sérieux. Il a paru aux éditions Noir sur blanc en août dernier.
Aux nouvelles vagues comme aux plus infimes courants, il y a des origines. Des forces en présence. C’est pourquoi tous les jours, nous proposons à quelqu’un de raconter cinq moments forts, cinq moments marqués par des expériences ou des émotions qui nous changent. Cette semaine, Mus Houamed se prête à l’exercie. Auditeur passionné de radio, il partage avec d’autres des soirées d’écoutes radiophoniques dans un café associatif à Paris. Aujourd’hui il évoque pour nous sa lecture du Journal de Michel Leiris. De l’importance de rendre visite aux livres dans les bibliothèques... Vers 16h45, retrouvez-le dans la rubrique Au Singulier.

Programmation musicale :

  • Mensch, Saudade

  • Ivor Cutler, I worn my elbows down to the bown for you

  • Eric Bibb, Needed Time

Intervenants
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