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L'autoroute (2/5) : S’il y a lieu, on part en famille !

58 min
À retrouver dans l'émission

Deuxième temps d’une semaine où nous empruntons l’autoroute. Aujourd’hui, nous nous arrêtons sure une aire. Notre invité, le photographe Julien Magre expose au BAL une série de photographies consacrée à l’autoroute.
Hier, nous évoquions le développement du réseau autoroutier en France, les décisions politiques qui y président, les montages financiers, la privatisation, et les enjeux économiques, humains, géographiques de tel ou tel tracé. Aujourd’hui, voilà longtemps que l’autoroute est tracée, coulée sous nos roues, tellement longtemps que son sol est la cristallisation de tous les imaginaires, de toutes les histoires, de tous les cauchemars de celles et ceux qui l’empruntent. Les images dont nous parlons aujourd’hui sont installées sur une route de lumière. Il se peut que je l’aie prise à l’envers. Pour moi, la route commence donc par le visage flashé d’une petite fille, qui feint ou ne feint pas la terreur, la suite pourrait s’organiser comme s’organisent les images d’une nuit d’insomnie précédant le voyage. S’il y a lieu, si l’autoroute est un lieu, et si nous le traversons à si grande vitesse, c’est peut-être par peur d’y rencontrer nos propres accidents. A cette éminente horizontalité des espaces, des déplacements et des rêves (même les stations d’essence ont toujours l’air d’être déformées ou aplaties) répond la récurrente verticalité des arbres qui ponctuent les bords. Derrière les arbres se cachent des enfants sauvages, et sur les sièges arrières, des faons endormis.

Julien Magre
Julien Magre

Ce sont des images de Julien Magre dont nous parlons cet après-midi. Elles prennent place dans l’exposition « S’il y a lieu je pars avec vous » visible jusqu’à au 22 octobre au BAL à Paris, à l’invitation duquel, cinq artistes ont emprunté les autoroutes.

Vers 16h45, Les Nouvelles Vagues passent au singulier. Un seul micro et une seule personne pour cinq émotions considérées comme fondamentales. Lilian Thuram évoque aujourd’hui sa découverte d’un film, dans la salle collective de son lieu de formation, il est encore adolescent et le Goéland imaginé par le réalisateur Hall Bartlett, l’invite à l’envol. Déploiement d’ailes vers 16h45

Programmation musicale :

  • Moodoïd, La Lune

  • Bruce Springsteen, Used Cars

Intervenants
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