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Le blanc (4/5) : Lumières blanches

58 min
À retrouver dans l'émission

Quatrième étape d’une semaine traversée par le blanc. Aujourd’hui, le blanc apparaît dans la photographie. Avec les photographes Agnes Geoffray et Bruno Boudjelal nous discutons de la lumière très blanche, aveuglante presque, qui baigne leurs séries respectives "White" et "Les paysages du départ".

Agnès Geoffray et Bruno Boudjelal
Agnès Geoffray et Bruno Boudjelal Crédits : Radio France

Lundi, nous évoquions le blanc du bulletin, que l’électeur glisse dans l’urne, pour exprimer son refus de choisir entre plusieurs candidats qui ne lui conviennent pas. Le blanc hégémonique et dominant, nous l’évoquions mardi ainsi que les possibilités de nous armer pour comprendre et critiquer les discriminations raciales. Hier, nous examinions le blanc des objets à l’ère numérique, le spectre de ses valeurs, de ses aspirations et des stratégies associées à cette couleur. Aujourd’hui le blanc apparaît presque pour disparaître. Comme on fait disparaître l’indice, ou l’origine jugée encombrante. Les images dont nous parlons aujourd’hui, d’abord on les croit brûlées. La pellicule parait brûlée, comme la terre que l’on brûle en temps de guerre pour éradiquer les ressources de l’ennemi. Brûlées comme les têtes de ceux qui risquent tout pour fuir. Mais les images dont nous parlons aujourd’hui ont aussi la lumière invasive du souvenir en train de se faire, le flash de l’étourdissement ému. C’est ça, vous n’êtes plus vraiment sûr d’avoir bien vu, ou d’avoir voulu voir.

« Les paysages du départ » de Bruno Boudjellal et La série « White » d’Agnès Geoffray, nos deux invités, chahutent ce faisant le pouvoir dont dispose la photographie, en montrant, en faisant entrer l’image dans nos têtes.

Vers 16h45, les nouvelles vagues passent au singulier. Le principe est simple mais l’exercice est délicat. Il s’agit de mettre en mot cinq émotions fortes. Des choses, des moments marquants. Rencontres avec des textes, des œuvres d’art, des lieux. Le comédien Jonathan Capdevielle, se prête à l’exercice cette semaine. Il évoque aujourd’hui, un spectacle vu en 1999, Les sept péchés capitaux, de Neville Tranter . Ce dernier est un marionnettiste australien, installé au Pays Bas, et fondateur de la Stuffed puppet Theater. Maître marionnettiste, et leçons de manipulation vers 16h45.

Programmation musicale :

  • The Callstore, The letting go

- Angel Olsen, White Fire

  • Sebastien Grandgambe, Sous la peau
Intervenants
L'équipe
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