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Utopie (1/5) : De l'utopie en politique

58 min
À retrouver dans l'émission

Premier moment de cette semaine consacrée à l'utopie. Aujourd'hui, avec le député de la Haute-Marne, François Cornut-Gentille, nous interrogeons la place et les usages de l'utopie en politique.

François Cornut-Gentille
François Cornut-Gentille Crédits : Radio France

Ah enfin ! se sont exclamés quelques auditeurs fidèles sur la toile. C’est à penser que le pays de bonheur qui est nulle part, élaboré par Thomas More en 1516 parlent à nos contemporains. L’ambigüité du terme Utopie est d’emblée embrassée par l’auteur anglais, qui est dans le désordre historien, philosophe, jusriste, humaniste et .. homme politique. Utopia connaît un fort succès dans son siècle et les siècles suivants, il est édité en Europe, courant 17 et 18ème, le livre se termine sur cette phrase « Il y a dans la république utopienne bien des choses que je souhaiterais voir dans nos cités. Je le souhaite plutôt que je l’espère » cette distinction finale est significatrice des couplus sous l’égide desquelles est souvent pensée l’utopie. Idéal / possible. Désir / croyance. Raisonnable / réel Fiction / idéologie…. Etc. Des couples qui régissent aussi souvent le discours plus général sur la façon d’envisager le monde, le vivre ensemble et donc la politique. C’est ici, que glisse l’usage qui est fait notamment des adjectifs utopiques, ou utopistes. « Mais tu n’es qu’un utopiste ! » « Ce que vous dîtes est totalement utopique » entend-on parfois pour disqualifier des pensées jugées extrêmes ou non fondées, ou des projets non réalisables ! Le communisme a été jugé utopique, le féminisme aussi, un monde où église et état serait séparées aussi, un monde sans pauvreté, un monde sans immigrés que formulent par exemple, certains extrêmes. Nous commencerons donc par interroger, à la fois le rapport utopie/ politique, à la fois cette critique de l’utopie.

Notre invité, François Cornut-Gentille est député de la deuxième circonscripttion de la Haute-Marne.

Un peu avant la fin de l’émission, chaque jour, nous suspendons la discussion pour faire entendre le récit d’une émotion. La séquence « Au singulier », propose à différentes personnes de sonder leurs souvenirs pour y trouver des moments marqués par l’expérience forte d’une œuvre d’art, d’un paysage, ou d’une rencontre. C’est l’avocate Claire Doubliez qui se prête à l’exercice cette semaine. Dans son métier, la place de l’émotion est forcément délicate, son récit aussi par conséquent, mais, elle n’est pas absente, cela va sans dire. Aujourd’hui, elle choisit de nous raconter une soirée du 24 décembre passée à la Prison de Fresnes, en île de France. Difficilement oubliable... Sapin de noël incongru, et gris parloir…. vers 16h45 !

Programmation musicale :

  • ST PAUL & THE BROKEN BONES, " broken bones and pocket change" - Ibeyi, Oya - Caetano Veloso, Cucurrucucu Paloma (extrait de la bande originale du film de Pedro Almodovar Parle avec elle )
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