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Épisode 29 :

Jacques Chaban-Delmas : "Il fallait à la fois libérer et sauver Paris, tant qu’on n’a pas compris cela on ne peut pas analyser clairement la Libération de Paris"

56 min
À retrouver dans l'émission

La série "1940-1944 : La Résistance, témoignages et documents pour servir l'histoire" proposait en 1964 une trentaine d'émissions sur la Résistance, dont deux volets intitulés "Août 1944, Paris se libère" (3ème partie) et "La Libération de Paris : Insurrection jour J".

Des membres des FFI et des parisiens près d'une barricade dans le centre de Paris, le 22 août 1944. durant la Libération de Paris.
Des membres des FFI et des parisiens près d'une barricade dans le centre de Paris, le 22 août 1944. durant la Libération de Paris. Crédits : afp - AFP

En 1964, une grande série intitulée 1940-1944 : La Résistance, témoignages et documents pour servir l'histoire était diffusée sur France Culture pour commémorer les 20 ans de la Libération. 

Cette série se divisait en plusieurs thématiques, parmi elles, une Géographie de la Résistance permettait de comprendre comment elle s'était déployée sur le territoire français.   

Après avoir parcouru toutes les régions de la France résistante, Stanislas Fumet et Francis Crémieux arrivaient à Paris pour raconter la Libération dans la capitale. 

Août 1944, Paris se libère (3ème partie) et La Libération de Paris : Insurrection jour J sont diffusées cette nuit avec des témoignages de première main par les résistantes et résistants Madeleine Riffaut, Yvon Morandat, André Tollet (Président du CPL), Léo Hamon (membre du CPL), Jacques Chaban-Delmas, Henri Rol-Tanguy et Pierre Villon (l'un des trois dirigeants du comité d'action militaire (COMAC) créé par le CNR.

La résistante Madeleine Riffaud qui a eu ses 20 ans sur les barricades décrit les relations avec les jeunes, les enfants et les adolescents qui participaient à la lutte :

Ils ressemblaient à cette armée en bleu de travail qui avait pris Paris, ils étaient habillés en bleu de travail, vous savez c'est une excellente tenue pour se battre. Leur famille savait qu'ils étaient là, c'était des enfants d'ouvriers, leur famille participait à l'insurrection. Nous dormions sur les sacs des barricades, on a dévalisé les pharmaciens et on a été dopé à fond pendant huit jours ! On n'a pratiquement pas dormi pendant huit jours. 

Elle se souvient de la grande amitié entre les combattants : 

Chaque maison était notre maison, il y avait toujours un morceau de pain pour les FFI, les gens nous appelaient les " fifis". On avait des liens de fraternité extraordinaires, chacun aurait donné sa vie pour tous les autres. Moi je ne connaissais pas ses garçons que j'ai rencontrés à ma sortie de prison, mais ça a collé tout de suite. On était des grands amis tout de suite, plus que des frères, on avait des liens qui sont très difficiles à décrire avec du recul. 

Le résistant Jean Prouteau évoque la constitution de corps francs composés de volontaires. Sous la conduite d’officiers, ces groupes volants, présents sur les barricades comptaient beaucoup de jeunes :

Il y avait de nombreux étudiants et de jeunes ouvriers, (…) et un nombre important de travailleurs, des petites gens, des Grecs, des Arabes, des Monténégrins, des étrangers vivants à Paris.

La deuxième partie du programme sous le titre La Libération de Paris : Insurrection jour J, raconte jour après jour comment l'insurrection se décide. Parmi les nombreux témoignages, celui de Jacques Chaban-Delmas revient sur la brève trêve dès le 19 août, "un incident de parcours" mais aussi une chance inespérée pour sauver Paris : 

Il fallait à la fois libérer Paris et sauver Paris, tant qu’on n’a pas compris cela je crois que l’on ne peut pas analyser clairement cette affaire de la Libération de Paris. Libérer Paris c'était une chose, sauver Paris il fallait que ce fut la même, mais ce n'était pas obligatoirement la même chose. (...) il fallait rapprocher les deux termes jusqu'à les juxtaposer, c'est ce que nous avons essayé de faire. Et en même temps, nous intoxiquions au maximum le général von Choltitz. Nous essayions à la fois de lui faire peur et aussi de lui faire comprendre que son nom resterait tout de même attaché à une ignominie s'il cassait cette ville extraordinaire.

  • Par Stanislas Fumet (49) et Francis Crémieux (50)
  • Avec (50) André Tollet (Président du CPL), Léo Hamon (membre du CPL), Jacques Chaban-Delmas, Henri Rol-Tanguy et Pierre Villon (Président de la com d'action militaire).
  • Réalisation : Paul Ventre
  • 1940-1944 : La Résistance, témoignages et documents pour servir l'histoire 25/29 : -49 : Août 1944, Paris se libère, 3ème partie, -50 : La Libération de Paris : Insurrection jour J (1ère diffusion : 21/08/1964)
  • Indexation web : Sandrine England, Documentation sonore de Radio France
  • Archive Ina-Radio France
Intervenants
  • Grand reporter de guerre pour le compte de L'Humanité, écrivaine, poète et Résistante pendant la Seconde Guerre mondiale
  • Résistant, représentant du Front national de lutte pour la libération et l'indépendance de la France,- mouvement créé par le Parti communiste - au Conseil National de la Résistance
  • membre dirigeant de la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale
L'équipe
Production
Production déléguée
Réalisation
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