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L'écrivain Frédéric Dard en 1991.

Frédéric Dard : "Pour moi le patron c’est Céline, l’homme dont la langue me parait incontestable. C’est Céline qui m’a déclenché"

1h35
À retrouver dans l'émission

En 1988, l'écrivain Frédéric Dard se confiait pour "A voix nue" à Jean-Louis Ezine. Dans les premiers entretiens il évoquait son enfance et ses auteurs préférés : Gustave Flaubert (il avoue un "culte pour Madame Bovary") Louis-Ferdinand Céline (le "patron") et Émile Zola, (un "type immense").

L'écrivain Frédéric Dard en 1991.
L'écrivain Frédéric Dard en 1991. Crédits : Elisabeth Andanson/Corbis via Getty Images - Getty

Cette série d'entretiens cherche à révéler combien "ce Balzac du roman noir est un colosse au pied d'argile". Un rien le fait vaciller dans le doute, la nostalgie, le remords ou l'émotion que le jeu de la confidence ne parvient plus à maîtriser. 

Dans la première partie de l'entretien Frédéric Dard, (pseudonyme San-Antonio) évoque son enfance à Bourgoin-Jallieu, puis Saint-Chef dans le Dauphiné et enfin sa jeunesse à Lyon. Il se remémore les déboires financiers de son père, modeste entrepreneur, dont la faillite a marqué son enfance , au point de se promettre, quand ses parents ont été forcés de déménager : "Je me suis lancé un défi, je reviendrai et je serai riche".

Il évoque également ses lectures de jeunesse, ses auteurs préférés :

Je lisais Fantômas, les premiers Maigret, Maurice Leblanc, mais aussi Zola, Tolstoï, Stendhal, Flaubert, c’est marrant j’ai toujours gardé une espèce de culte pour Madame Bovary, un prof de français nous a admirablement parlé de Flaubert, il m’a foutu le virus Flaubert, il a su me vendre Madame Bovary […] je le lis périodiquement tous les 3, 4 ans je reprends Madame Bovary et je retrouve cet espèce de Bonheur. 

Sur Céline : 

Pour moi le patron c’est Céline, l’homme dont la langue me parait incontestable. Dans ce que sont mes aspirations, c’est Céline qui m’a déclenché. Autrement, les autres, j’admire la maitrise, le boulot mais je me roule pas par terre pour autant.

Sur Zola : 

Je préfère les conflits de Zola (avec son époque) à ceux de Céline, quand on écrit 'J’accuse', quand on a les couilles d’écrire ça... C’est un type immense qui continue d’être lu. C'est monumental Zola, ses personnages, ses descriptions, il n'a pas peur. 

Puis Frédéric Dard évoque ses débuts dans la presse à Lyon, il assumera plusieurs années un double emploi : il encaisse les traites publicitaires et écrit une rubrique cinéma. Enfin la parution de son premier livre, publié à compte d'auteur...

  • Par Jean-Louis Ezine 
  • Réalisation : Marie-Andrée Armynot
  • A voix nue - Frédéric Dard 1/2 : Parties 2 et 3 (1ère diffusion : du 10 au 12/10/1988)
  • Indexation web : Sandrine England, Documentation sonore de Radio France
  • Archive Ina-Radio France
Chroniques
3H49
26 min
Les Nuits de France Culture
Nuit Frédéric Dard - Entretien 2/3 avec François Rivière
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