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image du film "Citizen Kane" d'Orson Welles,  janvier 1941.

André Bazin : "Kane avoue, avant de mourir, qu'il ne sert à rien de conquérir le monde si on a perdu son enfance"

59 min
À retrouver dans l'émission

L'émission "Profils Perdus" (épisode 1) sur André Bazin, avec les témoignages de Jean et Françoise Burgaud, de Jean Collet et de Jean-Charles Tachella et avec les voix de François Truffaut, Jean-Luc Godard, et André Bazin.

image du film "Citizen Kane" d'Orson Welles,  janvier 1941.
image du film "Citizen Kane" d'Orson Welles, janvier 1941. Crédits : Hulton Archive - Getty

En 1988, Jean-Pierre Pagliano proposait de connaître un peu mieux la personnalité du plus mythique critique de cinéma, André Bazin, grâce à un numéro en deux volets de l'émission Profils Perdus dont nous écoutons ici le premier, avec les témoignages de Jean et Françoise Burgaud, de Jean Collet, de Jean-Charles Tachella… avec les voix de François Truffaut, Jean-Luc Godard, André Bazin et des textes lus par Françoise Lebrun.

Ceux qui l'ont connu évoquent sa personnalité, la fondation des "Cahiers du cinéma", son intelligence, sa grande culture, son bégaiement, son action dans la Résistance, sa passion pour le cinéma, la fécondité de son action pour cet art, sa croyance dans le cinéma comme outil d'éducation populaire. 

Historien du cinéma, théoricien, créateur de ciné-clubs, critique de films, on lui doit de très belles pages sur les plus grands films, pour exemple, son analyse de Citizen Kane d'Orson Welles (1941) : 

Le mot de la fin est celui-là même du commencement, le 'Rosebud' dont l'enquête cherche en vain la signification dans la vie aventureuse de Kane n'est que le mot écrit sur la toile d'un traîneau d'enfant. Quand l'orgueil et les alibis du succès ont desserré leur étreinte, que ce vieillard au seuil de la mort, s'abandonne jusqu'à laisser glisser dans une ultime rêverie, la clé la plus secrète de ses songes, sa parole historique n'est qu'un mot d'enfant. N'est-ce pas avec le traîneau dont le souvenir peut-être inconscient le hantera jusqu'à la mort, qu'il frappe rageusement  au début de sa vie le banquier venu l'arracher aux jeux de la neige et à la protection maternelle venu l'enlever à son enfance pour en faire le citoyen Kane, The Great Citizen ? [...] Démasqué par son meilleur ami et par la femme qu'il croyait avoir le plus aimé, Kane avoue, avant de mourir, qu'il ne sert à rien de conquérir le monde si on a perdu son enfance. 

Extrait de l'essai d'André Bazin Orson Welles, éditions du Cerf.

Avec Jean et Françoise Burgaud, Jean Collet, Janick Arbois-Chartier et Jean-Charles Tachella - Avec les voix de François Truffaut, Jean-Luc Godard et André Bazin - Lectures Françoise Lebrun.

  • Par Jean-Pierre Pagliano
  • Réalisation : Jacques Taroni
  • Profils perdus - André Bazin 1/2 (1ère diffusion : 01/01/1988)
  • Indexation web : Sandrine England, Documentation sonore de Radio France
  • Archive Ina-Radio France
Chroniques
2H02
19 min
Les Nuits de France Culture
"Le cinéma, instrument de culture populaire ?" Débat avec André Bazin, Georges Sadoul, Pierre Kast et Roger Leenhardt

Bibliographie

Citizen Kane (1941)

Citizen Kane (1941)Editions Montparnasse

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