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En octobre 2019 pour l'annonce du centenaire de la naissance en 2020, photographie de la porte d'entrée de son appartement du 18ème arrondissement.
Épisode 6 :

Henri Salvador : "Avec Boris Vian nous étions passionnés de jazz, il écrivait pour moi comme si c'était pour lui"

1h
À retrouver dans l'émission

1979 |Dans le sixième numéro de la série "Boris Vian, du jazz à l'opéra" c'est Henri Salvador qui racontait sa collaboration et son amitié avec Boris Vian, histoire aussi de nous faire réécouter leurs "tubes" inoubliables comme "Trompette d'occasion", "Blouse du dentiste" ou encore "Faut rigoler"...

Henri Salvador dans les années 50.
Henri Salvador dans les années 50. Crédits : Photo de QUINIO/Gamma-Rapho via Getty Images - Getty

Dans la vie, il y a des rencontres, des gens "qui se trouvent", comme on dit. On peut penser à deux énergumènes dont les tempéraments, les talents et les rires s'accordèrent pour faire naître des chansons intemporelles, comiques ou romantiques, douces ou pétaradantes, parodiques ou mélancoliques : Boris Vian et Henri Salvador. Sur une musique de Jack Diéval, C'est le Be Bop, fut en 1950 la première chanson de Boris Vian enregistré par Henri Salvador. Allaient suivre, à la pelle, des titres écrits par Vian, composés et interprétés par Salvador.

Vian écrivait des textes pour moi car je représentais ce qu’il aurait voulu faire sur scène. Nous étions tous les deux passionnés de jazz, il écrivait pour moi comme si c'était pour lui. Il savait que j'allais dire ses textes exactement comme il aurait souhaité. Dans "Trompette d'occasion" il se voyait en Salvador. C'était une chanson sur-mesure. 

En 1979, Dominique Rabourdin et Noël Simsolo proposaient sur France Culture une série en huit épisodes, consacrée à l'ensemble de ce qu'avait produit Boris Vian dans le domaine de la musique, du cabaret et du théâtre. Dans le sixième numéro de cette série, Henri Salvador racontait ce qu'avait été sa collaboration très fructueuse avec Boris Vian et la profonde amitié qui les unissait. Il évoquait notamment son initiation à la Pataphysique et leur canular "Rockandrollesque" quand, sous le nom de Henry Cording, il enregistrait Va t'faire cuire un œuf, man et Rock and roll-mops.

A propos des chansons d'amour : 

Vian ne voulait pas faire de chanson d’amour, c'est moi qui ai insisté, il me disait "c'est cul-cul c'est pas terrible". Je me suis mis au piano et il a écrit sa première chanson d'amour intitulée "Je me souviens de vous". J'ai réussi à le convaincre, c'est un texte formidable, une envolée lyrique. 

Ursula Vian, la seconde femme de Boris Vian se souvient :

L'amitié qui les liait, la bonne humeur, le talent, la facilité de Salvador à rendre les choses que Boris avaient dans la tête : c'est évident qu'il était comme un frère, comme un double, j'en suis sûre. Salvador mettait Boris tout à fait à l'aise. Il était toujours content et détendu après avoir vu Salvador. 

Avec également des témoignages du pianiste de jazz Jack Diéval et du producteur Eddie Barclay. En archive on pouvait entendre la voix de Boris Vian et des lectures de ses textes par Jean-Pierre Cassel.

  • Par Noël Simsolo et Dominique Rabourdin 
  • Réalisation El'Monder Babaï
  • Semaine titre - Boris Vian, du jazz à l'opéra 6/8 : Henri Salvador (1ère diffusion : 28/06/1979)
  • Indexation web : Sandrine England, Documentation sonore de Radio France
  • Archive Ina-Radio France
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