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En octobre 2019 pour l'annonce du centenaire de la naissance en 2020, photographie de la porte d'entrée de son appartement du 18ème arrondissement.
Épisode 7 :

Georges Delerue : "L'idée de Boris Vian c'était de faire un opéra comme du cinéma, du théâtre total"

1h
À retrouver dans l'émission

1979 |Boris Vian a aussi écrit pour l'art lyrique : des livrets d’opéras composés par Georges Delerue, il a aussi collaboré avec Darius Milhaud et adapté des chansons signées Kurt Weill/Bertolt Brecht. A écouter dans le volet sept de la série "Boris Vian, du jazz à l'opéra 7/8 : l'opéra".

De Boris Vian, chacun connaît L'Écume des jours, le jazz, Saint-Germain-des-Prés, la trompette. Tout le monde connaît ses chansons, Le Déserteur, J'suis snob, La Complainte du progrès ou La Java des bombes atomiques, celles qu'il a lui-même interprétées comme celles, qu'ont chantées Henri Salvador, Magali Noël, Mouloudji et tant d'autres… 

Par contre, ce qu'il a écrit du côté de l'art lyrique est en général méconnu, qu'il s'agisse des livrets d'Une regrettable histoire et du Chevalier de neige, opéras composés par Georges Delerue, ou de son travail avec Darius Milhaud, et encore de ses adaptations des chansons signées Kurt Weill/Bertolt Brecht.

Cette émission permet de découvrir cette facette de l'œuvre de Boris Vian. En 1979, Dominique Rabourdin et Noël Simsolo consacraient une série en huit volets à tous les aspects du travail de Boris Vian tourné vers la musique et le spectacle, le septième numéro de la série a pour thème Boris Vian et l'opéra.

Boris Vian à propos de l'opéra Le Chevalier de neige :

Avec Georges Delerue nous avions le projet de tirer un opéra des aventures sentimentales de Lancelot et Guenièvre. Nous n'avons pas cherché a révolutionner quelque chose dans le sujet ou le traitement lyrique mais ce que nous avons cherché à faire, c'est plutôt (grâce aux idées de mises en scène de Marcel Lamy), une réalisation nouvelle qui ne se déroulerait pas comme un opéra ordinaire. 

Georges Delerue :

Il ne voulait pas entendre parler de l'opéra traditionnel. Il voyait l'opéra comme le cinéma avec des scènes découpées très rapidement. Et finalement c'est ce qu'il a fait dans "Le Chevalier de neige". (...) L'idée de Boris c'était de faire un opéra en cinéma avec un côté théâtre total. Il aurait aimé des projections cinématographiques pendant la représentation. (...) Ce qu'il aimait c'était la magie, il disait toujours qu'il n'y avait que dans l'opéra qu'on pouvait totalement décoller. 

Ursula Vian

Il aimait passionnément Ravel, il adorait le "concert pour la main gauche". On l'écoutait beaucoup ainsi que Bartok, Schonberg, "Lulu" d'Alban Berg. On a beaucoup écouté "Mahagonny Songspiel", "L'Opéra de quat'sous". C'est la musique de Kurt Weil plus que l'auteur Bertolt Brecht qui l'intéressait. 

Avec des témoignages du pianiste Jack Diéval, les comédiens Jean Martinelli, Marcel Lamy et Martine Sarcey, le compositeur Georges Delerue, la chanteuse Catherine Sauvage ainsi que qu'Ursula Vian, la seconde femme de Boris Vian. Avec en archives, la voix de Boris Vian, des extraits de ses textes sont lus par Jean-Pierre Cassel.

  • Par Noël Simsolo et Dominique Rabourdin
  • Réalisation : El'Monder Babaï
  • Semaine titre - Boris Vian, du jazz à l'opéra 7/8 : l'opéra (1ère diffusion : 28/06/1979)
  • Indexation web : Sandrine England, Documentation sonore de Radio France
  • Archive Ina-Radio France
Intervenants
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