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En octobre 2019 pour l'annonce du centenaire de la naissance en 2020, photographie de la porte d'entrée de son appartement du 18ème arrondissement.
Épisode 8 :

Eugène Moineau : "Boris Vian détestait le cinéma grandiloquent, il adorait les westerns et le cinéma d'angoisse et d'action"

59 min
À retrouver dans l'émission

La relation de Boris Vian avec le cinéma est le sujet du huitième et dernier volet de la série "Boris Vian, du jazz à l'opéra". Au programme : des chansons sur le thème du cinéma et des témoignages d'Ursula Vian, Pierre Kast, Frédéric Rossif, Eugène Moineau et Jacques Baratier.

Boris Vian et sa femme Ursula Vian-Kübler chez eux,  Montmartre, dans les années 50.
Boris Vian et sa femme Ursula Vian-Kübler chez eux, Montmartre, dans les années 50. Crédits : Photo de Pierre Vauthey/Sygma via Getty Images - Getty

Il existe bien des légendes à propos de Boris Vian et du cinéma. Vian aimait le cinéma et il jugeait honnête de ne pas en faire tant qu'il n'en aurait pas assimilé les techniques. Scénariste, acteur, critique, Vian défendait le cinématographe de bien des manières. Le désir de s'y consacrer aura fait plus que le démanger. 

Tragiquement, ce fut en 1959 au cinéma Le Marbeuf, aux premiers instants de la projection de J'irai cracher sur vos tombes, une adaptation qu'il contestait, qu'il s'effondra, victime d'une attaque cardiaque mortelle à seulement 39 ans.

Dans ce huitième et dernier volet de la série Boris Vian, du jazz à l'opéra, nous écoutons les témoignages du documentariste Frédéric Rossif, du scénariste Eugène Moineau, du réalisateur Jacques Baratier, également de Jean Suyeux juriste, Pierre Kast, réalisateur, scénariste, romancier et de l'épouse de Boris Vian, Ursula Vian, danseuse et actrice. 

Eugène Moineau évoquait ses goûts en matière de films : 

Il détestait le cinéma grandiloquent et certaines formes d'expressions vaniteuses de la pensée. Il adorait les westerns, le cinéma d'angoisse et d'action. (...) Tout ce qui était snob, fabriqué, il le détestait. Il n'aimait pas le néo-réalisme car justement il aurait voulu faire passer les choses avec un humour, une cruauté autres. Il trouvait que c'était vraiment asservir le sujet et flatter le populaire sans apporter quelque chose de valable. 

Restent de la rencontre de Boris Vian et du cinéma, le scénario d'un court-métrage de Jean Gruel, La Joconde : Histoire d'une obsession et d'un autre de Paul Paviot, Saint-Tropez, devoir de vacances. Restent également des adaptations de L'Écume des jours, celle de Charles Belmont en 1968 et celle de Michel Gondry en 2013, et, en 1985, d'après son roman L'herbe Rouge, un téléfilm de son ami Pierre Kast. 

Les textes de Boris Vian sont lus par Jean-Pierre Cassel.

  • Par Noël Simsolo et Dominique Rabourdin
  • Réalisation : El'Monder Babaï
  • Semaine titre - Boris Vian, du jazz à l'opéra 8/8 : Le cinéma (1ère diffusion : 29/06/1979)
  • Indexation web : Sandrine England, Documentation sonore de Radio France
  • Archive Ina-Radio France
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