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Autoportrait de Kubrick avec un Leica III, 1949 (extrait du livre Drame et Ombres).

Comprendre l'œuvre du génie Kubrick

1h25
À retrouver dans l'émission

1997 |Son dernier film "Eyes wide shut" allait sortir deux ans après la diffusion de cette émission et quelques mois après sa mort. Avec "Lolita", "2001 L’Odyssée de l’Espace", "Spartacus", "Orange mécanique", "Barry Lyndon" ou "Docteur Folamour", il laisse une œuvre particulièrement diverse et riche.

Autoportrait de Kubrick avec un Leica III, 1949 (extrait du livre Drame et Ombres).
Autoportrait de Kubrick avec un Leica III, 1949 (extrait du livre Drame et Ombres). Crédits : Wikimedia Commons

Pour nous parler du cinéaste autodidacte et "bricoleur-artisan" et de son œuvre, l’universitaire et critique de cinéma Michel Ciment et le scénariste et dialoguiste Laurent Vachaud racontent son parcours et commentent sa filmographie.

Loin d’être un magnat du cinéma, Kubrick a commencé de façon extrêmement artisanale. Comprenant rapidement qu’il ne pourrait créer librement aux Etats-Unis, sans une certaine indépendance financière, tous ses films - en dehors de Spartacus - ont été produits par lui-même.

D'un point de vue artistique, si les mondes dans lesquels Kubrick nous plonge sont régis par la violence et la folie, on pourrait appliquer à Kubrick le commentaire d'Adorno sur Alban Berg : "Le désespoir de son imagination a dépassé la négativité de son temps". Ils font aussi de lui un alchimiste, capable de transformer le plomb en or.

Mais Kubrick était avant tout un minutieux explorateur qui voulait "épuiser les possibilités d’un genre".

Quand il veut faire un film sur le XVIIIe siècle avec Barry Lyndon, il veut faire mieux que tout ce qui a été fait jusque-là. Il ne se dit pas ‘je vais en faire un de plus’, il veut dépasser. Le but est de surpasser ce qui a précédé. Cela peut paraître orgueilleux mais c’est ce qui motive les artistes. Dans le film d’horreur il a voulu faire Shining, le film de guerre il a voulu faire Full metal jacket, Docteur Folamour c’est le film de science-fiction nucléaire. Michel Ciment

Des disctinctions qui font de Kubrick un cinéaste très à part et de l'ensemble de ses films une oeuvre inclassable.

• Intervenants : Laurent Vachaud et Michel Ciment

• Réalisation : Josette Colin

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