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Beyoncé sur scène pendant le Pepsi  Super Bowl Halftime show, au Superdome de la Nouvelle Orléans, le 3 février 2013.

Elsa Dorlin : "Beyoncé lutte contre le stéréotype de la femme noire hyper-sexualisée en se l'appropriant pour incarner une femme forte"

54 min
À retrouver dans l'émission

2015 |Elsa Dorlin, Christine Delphy et Malika Hamidi invitées à Cultures Monde sur le thème : "Devenir femme et après ? D'Amina Wadûd à Beyoncé : décloisonner le féminisme" (1ère diffusion : 12/10/2015).

Beyoncé sur scène pendant le Pepsi  Super Bowl Halftime show, au Superdome de la Nouvelle Orléans, le 3 février 2013.
Beyoncé sur scène pendant le Pepsi Super Bowl Halftime show, au Superdome de la Nouvelle Orléans, le 3 février 2013. Crédits : TIMOTHY A. CLARY - AFP

À l'occasion de la 11ème édition du Women's Forum en 2015, Cultures Monde de Florian Delorme consacrait une semaine aux droits des femmes et aux inégalités de genre. La première des quatre émissions de la série posait la question : y a-t-il un bon et un mauvais féminisme ? Pour répondre à cette question, interrogeant des figures de la chanson en Amérique telles que Nicki Minaj et Beyoncé, mais aussi l'émergence d'un féminisme musulman, il avait invité la philosophe Elsa Dorlin et les sociologues Christine Delphy et Malika Hamidi. 

Elsa Dorlin à propos de la polémique sur le féminisme -ou non- de Beyoncé :

Il y a des féminismes. Dans le cas de Beyoncé, sa revendication de féminisme s'inscrit dans une tradition du féminisme afro-américain. Il a toujours travaillé à lutter contre le stéréotype de la femme noire hyper-sexualisée, hyper lascive. Sa manière de lutter contre ce stéréotype est de l'assumer et de se l’approprier pour l’incarner pleinement, incarner l'image de femme noire forte en pleine puissance d’agir. [...] On est à la fois dans une généalogie du féminisme noir et, en même temps, on peut le critiquer, non pas sur la question sexuelle, mais plutôt sur la question du capitalisme, de l'alliance entre capitalisme et féminisme. 

Christine Delphy sur le port du voile par des jeunes femmes en France : 

Les révoltes sociales et économiques prennent le chemin qu'elles peuvent : le port du voile par des descendantes d'émigrés est le signe d'une révolte contre la discrimination qu'elle vivent.

Malika Hamidi :

La lutte principale des femmes musulmanes qui, telle Amina Wadûd, acceptent le label de 'féministe musulmane', c'est une lutte qui s'inscrit plus sur le terrain socio-politique, une lutte contre toutes les formes de discriminations, la discrimination à l'emploi, à la santé au logement, etc. Mais aussi une lutte qui s'inscrit à l'intérieur des sphères musulmanes, contre les discriminations intra-communautaires et des questions d'ordre culturel, comme le mariage forcé.  

  • Par Florian Delorme 
  • Réalisation : Peire Legras
  • Cultures Monde - Devenir femme et après ? D'Amina Wadûd à Beyoncé : décloisonner le féminisme (1ère diffusion : 12/10/2015)
  • Indexation web : Documentation Sonore de Radio France

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Intervenants
  • Philosophe, professeure de philosophie à Paris 8
  • Sociologue, directrice de recherche émérite au CNRS
  • docteure en sociologie, Directrice Générale de European Muslim Network et membre du Steering Commitee " Forgotten Muslim Women" ( projet de recherche sur l'impact de l'islamophobie sur les femmes musulmane d'Europe)
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