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Paul Signac sur son bateau par Théo van Rysselberghe,  (1862-1926)

Signac cité par Christian Gaillard : "Pour rester jeune il faut se consacrer à la jeunesse et surtout, il faut se mettre en colère tous les matins"

24 min
À retrouver dans l'émission

En 1963, le Louvre organise une exposition hommage à Paul Signac pour le centenaire de sa naissance. Famille, historiens de l’art et amis artistes se retrouvent pour cette émission de "L’art vivant" où il sera surtout question de son œuvre, de ses influences et de son apport à la peinture.

Paul Signac sur son bateau par Théo van Rysselberghe,  (1862-1926)
Paul Signac sur son bateau par Théo van Rysselberghe, (1862-1926) Crédits : coll. privée. Fine Art Images/Heritage Images - Getty

Si la rétrospective au Louvre de 1963 consacrée à Paul Signac insiste plus largement sur la première période du peintre (1889- 1907) c’est parce que celle-ci est moins connu de ses compatriotes. En effet, la plupart de ses tableaux de l’époque sont désormais propriété de collectionneurs étrangers qui les ont gracieusement prêtés le temps de l'exposition. 

Pour Germain Bazin :

Signac a été de la lumière à la couleur et c’est en cela qu’il y a deux hommes en Signac, un postimpressionniste et un moderne.

Si les premières influences de Signac sont impressionnistes et son admiration toute entière tournée vers Claude Monet, il s’en détourne très jeune et affirme alors "qu’un tableau doit se faire à l’atelier, en cela je suis un peintre moderne".

Déterminante et féconde est sa rencontre avec Seurat, inventeur de la technique divisionniste. Les deux hommes se vouent une amitié réciproque et si l’influence Seurat sur l’œuvre de Signac est communément considérée comme acquise, on se demande ici si l’inverse n’est pas également vrai. Les écrits de Signac sont aussi évoqués, son manifeste pour les néo-impressionnistes surtout qui marquera la jeune génération (Matisse, Kandinsky…). La jeunesse, le peintre l’aime, la défend, l’aide quand il le peut. Les peintres qui sont présents en témoignent ici. L’artiste cultivait sa jeunesse. Son secret pour la conserver est lancé en forme de boutade à Christian Gaillard : 

Pour rester jeune il faut se consacrer à la jeunesse et surtout, il faut se mettre en colère tous les matins.

A travers famille et amis, nous découvrons un "un homme rond, les yeux bons" que les souvenirs de Ginette Signac, sa fille, rendent  ardemment vivant : "Tous les dimanches il y avait beaucoup de jeunesse, on chantait, on dansait. Mon père se passionnait pour le jazz". 

Avec Germain Bazin, conservateur en chef du département des peinture du Louvre, Mademoiselle Lemoine-Desforges, Ginette Signac et Françoise Cachin, fille et petite-fille de Paul Signac, Kino, Christian Caillard, André Dunoyer de Segonzac, Herbert Lespinasse, peintres, Jean Cathelin, spécialiste d'histoire de l'art et Georges Besson, critique d’art.

  • Production : Georges Charensol, André Parinaud et Jean Dalevèze
  • Réalisation : Arlette Dave
  • Extrait : L’art vivant - Hommage à Paul Signac (1ère diffusion : 06/12/1963)
  • Indexation web : Odile Joëssel, Documentation sonore de Radio France
  • Archive Ina-Radio France
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