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Le violoniste israélien Ivry Gitlis

Ivry Gitlis, autoportrait radiophonique

49 min
À retrouver dans l'émission

Il a commencé le violon à l'âge de 5 ans, après que sa famille s'est cotisée pour lui acheter l'instrument. Premier prix de conservatoire à 13 ans, il devient après-guerre un musicien de renommée internationale. Ivry Gitlis était venu se raconter, et raconter, sur France Culture en 1975.

Le violoniste israélien Ivry Gitlis
Le violoniste israélien Ivry Gitlis Crédits : Sergio Gaudenti/Sygma - Getty

Le grand violoniste israélien Ivry Gitlis s'est notamment fait connaître par ses interprétations des grands concertos du XXe siècle : Alban Berg, Bartók, Sibélius... 

A l'automne 1975, il était l'invité de France Culture ! Dans un studio plongé dans la pénombre, il avait raconté son histoire, et des histoires, une heure durant - car non content d'être un virtuose du violon, Ivry Gitlis inventait des récits... notamment pour ses filles.

"C'est vraiment très kafkaesque [sic] cette situation, je suis tout seul, avec un trou devant moi. C'est formidable ça ! C'est très bizarre... j'entends ma voix. C'est vraiment très curieux !" s'amusait-il.

Réécoutez-le.

Je ne peux pas vous dire que j'ai eu une enfance particulièrement gaie. Quand j'avais 2 ou 3 ans, à cause de circonstances économiques, mes parents, m'ont mis un moment dans une sorte d’orphelinat. Je me rappelle qu'un soir, ma mère qui était partie essayer de trouver du travail à Tel Aviv, est revenue au milieu de la nuit. Elle m'a pris dans ses bras, et on a pleuré.

Pour moi, l'argent n'a jamais été un élément suffisamment important pour être un motif d'ambition, de volonté d'aller quelque part... je dis "malheureusement", parce que c'est quand même un élément important et assez réel !

Le violon a une âme, qui est un morceau de bois. Je me demande qui a appelé ça, en premier lieu, une "âme". Cela veut dire que le violon a sa personnalité ! (...) Il faut savoir se laisser jouer par le violon ! Une anecdote : en voyant mes mains, je peux savoir dans quel état je suis. Si je suis en bon état de jeu, ou de travail, je suis bien, aussi bien physiquement que moralement. Et inversement : je peux ne pas jouer du violon pendant un temps et avoir toutes sortes de troubles, d'estomac, d'indigestion... sans m'en rendre compte.

Par Michel Gonzales et André Mathieu - Avec Ivry Gitlis

Extrait : L’invité du lundi - Ivry Gitlis, autoportrait radiophonique (1ère diffusion : 13/10/1975)

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