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Épisode 8 :

Les dissidents au pouvoir : Lech Walesa, Vaclav Havel

20 min
À retrouver dans l'émission

Dans "Memento pour une année folle, 4ème partie : Les dissidents au pouvoir : Lech Walesa, Vaclav Havel", le sociologue Georges Mink et le politologue Jacques Rupnik évoquent les parcours atypiques de ces deux chefs d’Etat qui marquent la rupture de leur pays avec le régime communiste.

Lech Walesa et Vaclav Havel entourés par la foule qui les soutient le 17 mars 1990 lors de leur meeting.
Lech Walesa et Vaclav Havel entourés par la foule qui les soutient le 17 mars 1990 lors de leur meeting. Crédits : Lubomir Kotek - AFP

Au mois de juillet 1990, Lech Walesa n'était pas encore Président de la République de Pologne, mais il allait le devenir au mois de décembre. 

Quant à Vaclav Havel, sorti de prison en mai 89, il était aussitôt devenu président de la Tchécoslovaquie en décembre de la même année. 

Comment ces deux personnalités, que rien ne prédestinait à gouverner leur pays, sinon leurs années respectives de lutte contre les régimes imposés à leurs nations par l'URSS… comment ces deux hommes donc, si différents l'un de l'autre, abordaient-ils l'ère nouvelle qu'ouvrait la fin de l'emprise soviétique ? Et comment, chacune avec leur histoire propre, y compris durant la période soviétique, la société polonaise et la tchécoslovaque abordaient-elles le changement de régime politique ? 

Telles étaient les questions auxquelles étaient invités à répondre, le sociologue Georges Mink et le politologue Jacques Rupnik, conseiller du Président Vaclav Havel entre 90 et 92, dans le numéro 4 d'une série intitulée "Memento pour une année folle", que Pascale Werner proposait aux auditeurs de France Culture durant l'été 90. 

Georges Mink décrit la personnalité de Lech Walesa :

Fils de paysans, prolétaire, comme aimait le décrire la propagande communiste. D’ailleurs dans son langage, on sent le poids de la soviétisation du langage prolétarien polonais, mais en même temps c’est l’homme de la rupture avec le communisme, dans la mesure où il est imprégné d’une foi chrétienne très forte, qui est en contradiction avec le système de valeurs de la soviétisation. C’est aussi quelqu’un qui représente, par sa propre personnalité, quelque chose de particulier car il a un charisme considérable. C’est un homme qui sait mener les foules au combat.

Jacques Rupnik évoque l'arrivée fulgurante au pouvoir du président de la Tchécoslovaquie en 1990 : 

Vaclav Havel est écrivain, mais comme Lech Walesa il est le symbole d'une révolution, d'une identité nationale donc à ce titre les parallèles s’imposent.

Un homme qui est sorti de prison et qui est devenu président en quelques semaines. Le retournement a été spectaculaire, ça a été si soudain et si facile que ça a été peut être trompeur par certains côtés. Il y avait un  slogan formidable au moment de l’élection de Havel le 29 décembre à Prague. Il y avait la photo de Havel et en dessous il y avait écrit : "Lui pour nous : 20 ans. Nous pour lui : 2 semaines".

Jacques Rupnik analyse le contexte politique dans lequel les dissidents doivent gouverner  : 

Il y a une espèce de dégoût,  de rejet de la vie politique partisane et il y a ce besoin de préserver la lutte contre le communisme (...) le mot même de parti est rejeté. On préfère le mot de mouvement. (...) L’arrivée des dissidents au pouvoir : n’étant pas des politiciens professionnels, ni des produits de l’ancien régime, ils formulent les problèmes politiques en des termes nouveaux.

  • Par Pascale Werner 
  • Réalisation : Noureddine Saoudi
  • Memento pour une année folle, 4ème partie : Les dissidents au pouvoir : Lech Walesa, Vaclav Havel (1ère diffusion : 02/08/1990)
  • Indexation web : Véronique Vecten, Documentation sonore de Radio France
  • Archive Ina-Radio France
Chroniques
5H47
41 min
Les Nuits de France Culture
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Intervenants
  • directeur de Recherche émérite au CNRS, directeur d'études et responsable du programme d'études interdisciplinaires européennes au Collège d'Europe (campus de Natolin, Pologne)
  • Directeur de recherche émérite au CERI/ Sciences Po
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