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La France des gares perdues - Panorama des gares d'autrefois disparues
Épisode 5 :

Une Parisienne à la gare Montparnasse : "Je regrette l’autre gare. Cette gare-là me déplaît et du reste, les employés disent que c’est l’hôtel des courants d’air"

35 min
À retrouver dans l'émission

Janvier 1968. Robert Valette, Harold Portnoy et Colette Garrigues décident de partir, sans idée préconçue, en reportage dans une ou deux gares parisiennes, à la rencontre des voyageurs et des employés, barman ou vendeuse. Ils ont choisi la Gare Montparnasse qui est en pleine transformation.

Destruction de l'ancienne gare Montparnasse dans les années 1960.
Destruction de l'ancienne gare Montparnasse dans les années 1960. Crédits : BNF, domaine public.

Dans ce reportage informel, chacun exprime ce que les gares évoquent pour lui, avec beaucoup de naturel.

La Gare du Nord, lorsqu’on la voit du pont qui se trouve juste à la sortie de la Gare du Nord, vous avez des spots violets sur les voies qui faisaient un véritable tableau. D’ailleurs ça a été peint par plusieurs peintres. [...] C’était une impression lumineuse, surtout la nuit, une impression de locomotive mouillée. […] Avec la Gare de l’Est, je ressens toujours une sensation de froid, même en plein été. […] La Gare Saint-Lazare c’est la gare des illusions, on pense toujours qu’on va rencontrer l’aventure, qu’il va se passer quelque chose.

Avec parfois une vision plus terre-à-terre, pour cette voyageuse : 

C’est sale, c’est moche, c’est vieux, les lieux de transit.

Une Parisienne parle de la nouvelle gare Montparnasse : 

Je regrette l’autre gare. Depuis 27 ans que je prenais cette gare, c’est du provisoire [...] Cette gare-là me déplaît et du reste les employés disent que c’est l’hôtel des courants d’air.

Une voyageuse : "Le bruit des trains est angoissant pour moi, j’ai horreur des gares."

Un employé du buffet de la Gare, qui travaille depuis 27 ans à servir des clients autoritaires, parle de son métier :

Il faut courir vite, avoir besoin de travailler, être des paysans. Un homme normal il ne fait pas un métier comme ça. C’est pas trop dur à force de plier, plier devant tout le monde on finit par s’aplatir. Au démarrage, on ne plie pas tellement et puis après, on plie, on plie, on plie, ça devient une habitude, on plie et puis c’est tout. […] Y’a qu’une chose qui nous tient c’est le Beaujolais.

  • Par Robert Valette, Harold Portnoy et Colette Garrigues - Avec des voyageurs et employés de gare (garçons de café, vendeuses de journaux, etc…) 
  • Réalisation : Bernard Saxel
  • Recherche de notre temps - La gare 1/4 : Une émission en train de se faire... (1ère diffusion : 02/01/1968)
  • Indexation web : Véronique Vecten, Documentation sonore de Radio France
  • Archive Ina Radio France
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