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Bernard Chambaz © Albane Penaranda

Bernard Chambaz : "On écrit pour redonner un semblant de vie, de survie, à ceux qu’on pourrait appeler nos disparus."

49 min
À retrouver dans l'émission

2019 |Dans ce premier entretien, Bernard Chambaz convoque pour sa "Nuit rêvée" les écrivains qu’il admire : Joseph Delteil, Svletana Alexievitch, Jean-Pierre Vernant, Robert Desnos, Guillaume Apollinaire, Mathieu Bénézet, Robert Desnos. Des écrivains engagés, sensibles aux grands courants de l’Histoire.

Bernard Chambaz © Albane Penaranda
Bernard Chambaz © Albane Penaranda Crédits : Radio France

"Aux morts pour qu'ils vivent, aux vivants pour qu'ils aiment", pour Bernard Chambaz cette citation tirée du roman Les Poilus de Joseph Delteil s'applique tout particulièrement à la littérature, lui qui écrit "pour redonner un semblant de vie, de survie, à ceux qu’on pourrait appeler nos disparus."

Il dit son admiration pour le livre de Svletana Alexievitch, La Fin de l'homme rouge, pour lequel elle "a su créer une langue faite de toutes petites histoires."

Un des livres qui m’a le plus transporté. Un livre très répétitif et en même temps magnifique et splendide par des portraits d’hommes de femmes de tous âges, qui sont à la fois des Soviétiques et des Russes, qui ont traversé, quoiqu’on en pense, des situations assez exceptionnelles.

Historien, Bernard Chambaz a grandi dans un environnement communiste. Les éditions du Seuil lui commandent un ouvrage pour le centenaire du quotidien L’Humanité (1904-2004). Il dépouille les archives et se régale des éditoriaux de Jean Jaurès, trouve de grandes pages de journalisme sur la littérature, le sport ou le cinéma et des pages de "lyrisme extraordinaire" sur le vol dans l’espace de Gagarine.

J’appartiens à une génération qui est née après le stalinisme, qui se sent un peu dégagée de cette responsabilité écrasante.                                                                
 

Bernard Chambaz avoue son goût immodéré pour l’Histoire : 

C’est pire que les gâteaux à la crème. Tout me plaît, tout m’intéresse.

Jean–Pierre Vernant et sa manière de raconter les mythologies grecques. Simone Weil, résistante, "une des plus belles figures du vingtième siècle", "l’image la plus belle de la liberté". 

Bernard Chambaz rend un hommage à l’éditeur François Maspero. Et regrette de ne pas avoir connu Robert Desnos qui "aurait été un bon copain".

  • Par Albane Penaranda 
  • Réalisation Virginie Mourthé
  • Indexation web : Véronique Vecten, Documentation sonore de Radio France
  • La Nuit rêvée de Bernard Chambaz - Entretien 1/3 (1ère diffusion : 15/12/2019)
  • Avec Bernard Chambaz

Chroniques

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