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Boris Charmatz à Berlin en septembre 2017.

Boris Charmatz : "Le cœur de la danse est aux marges, chez les gens qui ne dansent pas mais qui, en fait, dansent…"

33 min
À retrouver dans l'émission

2017 |Premier entretien de "La Nuit rêvée" de Boris Charmatz, le danseur et chorégraphe explique ses choix d'archives, parmi lesquelles figurent Odile Duboc, Élisabeth Schwartz, la critique et historienne de la danse Laurence Louppe, et le poète Christophe Tarkos. Entretien 1/3 par Albane Penaranda

Boris Charmatz à Berlin en septembre 2017.
Boris Charmatz à Berlin en septembre 2017. Crédits : Jens Kalaene/ ZB / DPA - AFP

Chorégraphe et anciennement directeur du Centre Chorégraphique National de Rennes et de Bretagne, Boris Charmatz est avant tout danseur, il dit même vouloir le rester jusqu'à ses quatre-vingts ans au moins. De toute façon à l'âge qui est le sien, l'avenir appartient encore à celui que l'on a souvent présenté comme l'enfant terrible de la danse, ou encore le chef de file de la "non-danse" française des années 90. Si ces étiquettes ne le résument pas, la manière dont Boris Charmatz exerce son art n'a en effet rien de convenu ou de paisible. "J'ai un rapport de tension, de conflit, avec la danse, l'imaginaire qu'en ont les gens et ce qu'ils attendent d'un spectacle chorégraphique", avoue-t-il.

Souvent radical, multipliant les expérimentations, Boris Charmatz explore des frontières de la danse pour tenter de les repousser, de les dépasser. Emblématique d'une nouvelle génération de chorégraphes et de danseurs, on le trouve sans cesse à la recherche de nouveaux territoires à partager avec d'autres modes d'expression artistiques et de relations inédites avec le public. Il évoque ce qu'est la danse, être danseur :

Le cœur de la danse est aux marges, chez les gens qui ne dansent pas mais qui, en fait, dansent… [...] J’aime bien les questions : j’ai essayé d’inventer un musée de la danse, avec un point d’interrogation. Le fait d’être danseur est aussi un point d’interrogation pour moi. J’ai failli être pongiste, joueur de ping-pong, j’ai finalement opté pour la danse car j’ai rencontré un professeur extraordinaire Jean-Luc Chirpaz.

Dans le programme d'archives que Boris Charmatz a composé pour sa Nuit rêvée, on entend quelques-uns de celles et de ceux qui ont croisé sa route, nourri ses réflexions et influencé son travail : les chorégraphes Odile Duboc et Élisabeth Schwartz, la critique et historienne de la danse Laurence Louppe et le poète Christophe Tarkos. À la suite d'Hubert Godard analysant le corps en mouvement, on y célèbre la cornemuse, avant d'entendre le chant du bugle et de la voix de Médéric Collignon. C'est enfin à Berlin, une ville qui lui est chère, que se termine le programme de Boris Charmatz, autour de l'ancien aéroport de Tempelhof, dans les vestiges duquel il dansait au mois de septembre 2017.

Ecouter la 2ème partie de l'entretien, puis la 3ème.

  • Production : Albane Penaranda
  • Réalisation : Virginie Mourthé
  • Avec la collaboration de Hassane M'Béchour
  • Indexation web : Sandrine England, documentation sonore de Radio France

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