LE DIRECT
Jacqueline Caux
Épisode 4 :

John Cage : "Avec la musique de La Monte Young on peut dire que l’on entend à l’intérieur du son, à l’intérieur de l’action"

35 min
À retrouver dans l'émission

1997 |En 1997, Daniel Caux consacrait une série des "Chemins de la musique" au minimalisme, courant musical né aux Etats-Unis dans les années 60. Ce deuxième épisode, intitulé "Pénétrer dans le son", évoquait deux compositeurs amis, La Monte Young et Terry Riley, et donnait à entendre des archives rares.

Le musicien La Monte Young, 16 juillet 2019
Le musicien La Monte Young, 16 juillet 2019 Crédits : goodmorningcptn

Pour cet épisode des "Chemins de la musique - Vous avez dit minimalisme ?" (2/5), Daniel Caux se concentre sur deux compositeurs : La Monte Young et Terry Riley, une occasion de diffuser des enregistrements rares des années 60.

Cette exploration du minimalisme s’ouvre avec le Théâtre de la Musique Éternelle de La Monte Young et Marian Zazeela "qui chantent sur un bourdon, produit par un générateur d’ondes sinusoïdales, selon un système précis, que l’on appelle intonation juste."

La Monte Young est considéré comme le père de la musique minimale. Bien avant Terry Riley, Steve Reich, Philip Glass, il a composé en 1958, à l’âge de 23 ans, un trio à cordes constitué d’une succession d’accords maintenus espacés par des silences. Certains de ces accords se prolongeant sur la durée de plusieurs minutes. Après un stage à Darmstadt avec Stockhausen en 1959, il se fixe à New-York où il devient chef de file du mouvement néo-dadaïste Fluxus, avec des pièces conceptuelles, des partitions en forme d’éclairs de pensée, de haïkus, tels que Si et fa# à tenir longtemps ou Tirez une ligne droite et suivez-la. 

La Monte Young évoque son projet de Dream House diffusant en continu de la musique pour en faire "un organisme vivant" :

Une Dream House, une maison dans laquelle la musique pourrait être jouée de manière continue. Je pense aux musiciens, de manière à leur permettre de jouer le maximum de temps tout le temps que leur permettrait leur énergie physique (…) il y aurait des haut-parleurs dans toutes les pièces.

Daniel Caux : "Pénétrer dans le son c’est tout le propos de la démarche de La Monte Young. John Cage a dit de cette expérience qu’elle avait changé sa façon d’entendre, d’entendre n’importe quoi. C’était disait-il, comme lorsqu’on regarde microscope après on voit tout différemment même sans microscope."

John Cage : "Avec la musique de La Monte Young on peut dire que l’on entend à l’intérieur du son, à l’intérieur de l’action."

Daniel Caux présente la musique de Terry Riley pour la pièce de Ken Dewey The Gift au Théâtre Récamier, avec le quartet de Chet Baker, une archive de 1963. Et un extrait de In C : la première eut lieu le 4 novembre 1964 à San Francisco, avec douze musiciens, dont Steve Reich.

Puis une version inédite de Poppy Nogood and The Phantom Band, enregistrée en 1967.

  • Par Daniel Caux
  • Réalisation : Gérard Brodin
  • Les chemins de la musique - Vous avez dit minimalisme ? 2ème émission : Pénétrer dans le son (1ère diffusion : 28/10/1997)
  • Indexation web : Véronique Vecten, Documentation sonore de Radio France
  • Archive Ina-Radio France

Chroniques

2H52
38 min

Les Nuits de France Culture

La Nuit rêvée de Jacqueline Caux (2015) (5/9) : Jacqueline Caux :"On est toujours du côté du désir quand on fait de la musique, on n’est pas vaincu, on est vainqueur"
Intervenants
L'équipe
Production
Production déléguée
Réalisation
Avec la collaboration de

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......